Un design d'automne flambant neuf a été installé! Pour en savoir plus, venez ici.

Un recensement général a été ouvert pour la rentrée. N'oubliez pas de recenser vos personnages ici.

Le Staff a concocté une importante MAJ pour la rentrée sur LW! Pour en savoir plus, viens là.

Recrutement de juges EÉF en cours ici.
Annonces

Partagez | 
 

 [NOUVELLE] Ecrit d'Invention Baccalaureat

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lumy'avatar
Invité

MessageSujet: [NOUVELLE] Ecrit d'Invention Baccalaureat    Mar 21 Juin 2011 - 17:20

Donc j'ai passé mon épreuve anticipée de Français.

Le sujet :

Rentrée chez elle, la femme aux bandeaux (texte B, lignes 33-34) raconte à sa famille la prise des Tuileries à laquelle elle a participé. Vous exprimerez ses émotions et ses sentiments. Vous veillerez à mêler description et narration.

Voici la mienne :

La mutinerie terminée, je rentrais directement chez moi ayant au coeur la joie de mon éphémère héroïsme. Nous l'avions fait, nous avions enfin prouver que le peuple n'était pas éteint, qu'il nous restait une once de volonté et de courage en nous.

Seul quelques cris lointain laissaient entendre qu'il y avait eu révolte. La oute menant chez moi était identique. Les pâles rayons laiteux du soleil striés les flaques d'eau bordant ce chemin. Des amas de roses encadrait celui-ci lui donnant un aspect presque paradisiaque. Mais je ne vivais pas au paradis. Je vivais dans un monde corrompu par le pouvoir où l'argent de valeur qu'une vie aux yeux des hommes. Le manque d'humanité des hommes à la tête de notre peuple, ce qui doivent soi-disant nous montrés l'exemple de fraternité sont en fait les seuls responsables du déclin pacifiste et de la rage infernale qui rongeait notre être et qui nous a poussé à mêner cette révolution.

Je faisais parti intégrante du clan des révolutionnaires. J'étais réticente à la violence mais je devais absolumment adopter leur langage pour me faire enfin entendre : le langage belliqueux.
Enfin j'atteignis ma demeure. Une simple maisonnette recouverte de tuîle d'écorce de chêne, héritage de mon père, noble bûcheron, éxécuté par le roi pour traîtrise. La traîtrise d'avoir clamé haut son mécontentement car il n'avait plus assez pour se nourrir. J'entrais alors chez moi. La porte poussa un long grincement s'assimilant à une profonde plainte.

Mon mari était installé sur la table à souper. Leurs visages ébahit et leurs expressions d'horreurs me laissait perplexe. Mon homme me regardait avec un air ahurri, comme si je n'étais qu'un ectoplasme venant des ténèbres abyssales. Il me faisait pitié...
Lui un homme ? Le genre décrit comme le plus robuste mais qui n'est même pas capable de défendre la liberté. Une parfaite ironie...

Je vis alors une chaise installée face à eux. D'un geste furtif, mon mari m'invita à m'installer. La chaise était dure et froide :
Froide comme la sueur qui arborait mon dos et froide comme le sang qui suintait le long de ma jambe droite.
Dure comme le regard que mon mari m'envoyait et dure comme la peine que j'avais au coeur.
Ils s'attendaient sûrement à des explications et un récit de ma part. Mais comprendraient-ils la douleur que je ressentais avant cette mutinerie ?



"Je vous raconte tout" articulai-je.

Ces mots sonnaient comme une pénitence spirituelle pour moi.
Par quoi allais-je commencer ? Par le rassemblement du peuple, oui par l'harmonie des pensées de tout les révolutionnaires
.

"Nous avions prévu ce saccage depuis longtemps. Le jour était enfin venu. Nous suivions les commanditaires de cet acte. Nous avons reçu des ordres très clairs : n'avoir aucun regret.
Chaque personnes joignant l'alliance des révolutionnaires se voyait attribuer un poignard ou une dague."


Je glissai la main dans une petite poche su ma ceinture et je sortis la petite lame argentée couverte d'un liquide rouge pâteux.
De fines perles d'eau ammorçaient alors la descente de mes joues. Des larmes inexpliquées...

"Le signal fût donner. En choeur comme un écho du peuple, la Marseilleise se levait de nos rangs d'oppositions.Et nous tous, réunit en une infanterie géante de fantassins anticipés, nous avons gravit les escaliers du Palais. Des soldas restaient bouche-bée, ne savant plus s'il fallait attaquer ou fuir mais leurs temps de réaction étaient entravés par notre puissant élan de victoire."

Mon mari restait de marbre mais je vis que mon fils n'était pas indifférent à mon récit. Dans ses petits yeux marrons, une étincelle de bonheur et de fierté grattait l'incompréhension y regnant cinq minute plus tôt. Enfin, mon âme était plus légère et je ressentis une réelle joie embrasant mon corps. Son regard me permettait de continuer.


"Pendant que mes compagnons pillaient la moindre parcelle de richesse, le groupe de pointe chargé de liberer la route à l'équipe de démolition continuait d'avancer. Bien entendu, je faisais parti du groupe de pointe. Mais seul Dieu pourrait l'expliquer, mon attention fût attirer par... Autre chose. J'avais l'impression que je ne guidais plus mes pas. D'un geste nonchalant, je me rendais dans une chambre impériale : la chambre de la Reine.
Un chandelier d'or surplombait la salle immense. Une toison brodée de diamant tapissait le mur. Un lit à baldaquin trônait au milieu de la pièce. Une commode présentait toutes sortes de bijoux et de pierres précieuses.
Comme pour satisfaire à un caprice personnel, j'entrepris de lustrer mes bandeaux avec une des inombrables pommades parsemmant l'étagère. C'est à ce moment que le drame eut lieu."


Le remord et la tristesse prirent alors mon esprit en ôtage.

"J'ai tué un homme de sang froid. Il était de la garde rapprochée. Il venait de surgir derrière moi. Un étrange reflexe traversa mon corps durant lequel j'ai senti la chair se déchirer durant le contact de ma lame avec le corps de l'inconnu. Il tomba et je retirai la dague de son poitrail. Son sang était chaud et pâteux. Mais la vie me parraissait si froide. Je sortis de la chambre, et je repartai au quartier général de notre groupe d'assault. En fêtant à grandes embrassades notre victoire qui pour moi semblait être une défaite."

Je m'apperçus alors que je pleurais. Mon mari et mon fils vînrent à moi en m'enlaçant. D'un geste tendre, mon fils essuya les larmes sur ma joue et m:on mari chuchota :

"Je n'ai qu'un seul regret : celui de ne pas avoir cotoyé la clairvoyance et l'héroîsme que vous avez eu. Vous êtes la plus digne pour moi à mes yeux."

Et dans une sombre plénitude mêlée de doutes et d'incertitudes, je me sentais vidée de tout bonheur. Mais une partie de moi reflettait la joie d'avoir oeuvré à détruire un empire basé sur le pouvoir mais qui n'avait en fait qu'un seul effet :

Effacer toutes traces d'humanité en nous.



Voilà dîtes moi ce que vous en pensez... Merci


Dernière édition par Lumière du Crépuscule le Mar 21 Juin 2011 - 17:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Invité

MessageSujet: Re: [NOUVELLE] Ecrit d'Invention Baccalaureat    Mar 21 Juin 2011 - 17:25

C'est vraiment super <3
A part la mise en page x]
Etoffe un couilla et ce sera super !
Revenir en haut Aller en bas
Invitéavatar
Invité

MessageSujet: Re: [NOUVELLE] Ecrit d'Invention Baccalaureat    Mar 12 Juil 2011 - 15:50

Ces chouette ...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: [NOUVELLE] Ecrit d'Invention Baccalaureat    

Revenir en haut Aller en bas
 
[NOUVELLE] Ecrit d'Invention Baccalaureat
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une nouvelle invention et... de nouveaux besoins.
» Petite nouvelle du Renard
» Le kidnapping comme nouvelle forme de déstabilisation
» NOUVELLE INTERVENTION MEURTRIERE DE LA MINUSTAH/FLASH
» Comment créer sa nouvelle équipe ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Guerre Des Clans :: Archives :: Les chroniques :: Flood :: Œuvres d’artistes :: Histoires & Poésies-
Sauter vers: