Nous avons un nouveau guérisseur du clan de l'Ombre. Viens l'acclamer ici!

BON ANNIVERSAIRE LW Viens là.
Nos nouveaux modérateurs pour l'été par là.

Recrutement de juges EÉF en cours ici.

Partagez | 
 

 Toutes ses choses, je les connais déjà || ft. Vol des Cigognes.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Griffe d'Épine

avatar

Animatrice
Animatrice

Date d’inscription : 08/11/2016
Messages : 147
Féminin
Puf : Duky/Pipine/Pine d'Huître
Âge : 21
Multi-comptes : • Croc Noir (Horde) • Vision de l'Empereur (Rivière) • Griffe d'Acier (Ombre) • Oiseau Chanteur (Rivière)

MessageSujet: Toutes ses choses, je les connais déjà || ft. Vol des Cigognes.    Mar 31 Jan 2017 - 1:34


La sueur ruisselait le long du pelage de Griffe d'Épine, tandis que son cœur sembla exploser contre sa poitrine. D'un mouvement effréné ses pattes foulèrent à toute allure la lande, épousant ses courbes distinctes dans une valse silencieuse. Depuis des lunes, fidèle aux coutumes de ses ancêtres dans le développement physique des guerriers du Clan du Vent, le matou s'astreignait à maintenir sa forme par le biais d'entraînement personnalisé : L'endurance ainsi que la course. Héritant de membres longilignes et d'une cage thoracique disposée à survivre sur les hauts plateaux, le gamin entraînait régulièrement ses facultés, par temps de pluie ou à l'antipode, par canicule torride. Cependant, c'est en solitaire qu'il traversa le sanctuaire des papillons en trottinant, gardant une allure stable, malgré son souffle entrecoupé d'impétueux point de côté. D'ordinaire, Nuage Naissant, son apprentie, était contrainte de suivre son programme singulier. Mais la maladie qui l'avait enveloppé la veille d'un entraînement nocturne l'avait cloué dans son nid et la guérisseuse avait été formelle quant au rythme de ses leçons. Griffe d'Épine devait la laisser se reposer et se montrer dorénavant moins ardu dans ses techniques de mentor. En ressassant la scène qui se matérialisa dans son esprit, il ne put s'empêcher de pester à voix haute. Lorsqu'il avait son âge, c'est son paternel qui l'avait formé lui-même. L'intensité de ce qu'il avait subi lui, était loin de petits tracas de son quotidien de novice.

Quand le guerrier basané pénétra dans une zone sensible, un filet de glace se brisa sous son poids, dessinant un arc électrique. Le gel s'était infiltré dans la lande durant la nuit obscure et l'aridité de l'atmosphère avait créé des parcelles de verglas, notamment aux endroits les plus humides. La rivière devait être complètement prisonnière du givre hivernal. Si sa curiosité piquante passait avant son devoir, il serait surement allé la voir. Une brise glaciale lui arracha la fourrure lorsqu'il surmonta le pas léger, la frontière qui isolait son territoire dénué à la richesse du monde extérieur.

Griffe d'Épine évolua le long d'un cours d'eau solidifié, reprenant son souffle doucettement, se laissant guider par les assauts imprévisibles du vent. Glissant un coup d'œil à proximité, le réfléchissement des rayons de l'astre solaire qui frappaient la surface lisse, l'aveugla. Pourtant, il fut tenté de poser une patte, avide de connaître la destination des proies qui pourraient éventuellement l'emprunter dans une démarche de panique. Quand elle céda sous son poids, la commissure des lèvres du matou s'élargit. Satisfait de cette réponse, il longea la berge sans se soucier de sa destination.

Le soleil s'inclinait progressivement derrière la cime des arbres lorsqu'il atteint une petite bute prospère. Une ferme imposante se dressa devant lui, faisant glisser ses ombres larges, engloutissant son poitrail. Concentré, Griffe d'Épine perçut les hurlements lointains d'un molosse qui avait senti sa présence, un combat entre deux oiseaux à plumes. Des poules. C'était sa nourrice, Croc Noir, qui lui avait appris étant lui-même élevé en solitaire avant de grossir les rangs d'assujettit de son père. En gardant ses distances, le prédateur eut un délicieux goût parfumant ses narines. Il avait déjà eu l'occasion de planter ses crocs dans la chair tendre de ses animaux, toutefois, le guerrier ignorait tout de la technique qui lui permettrait de les attraper. Sans compter différents facteurs. Le questionnement de ses camarades, le courroux du gardien noir, la panique du poulailler ainsi que la vengeance des bipèdes. Feulant de frustration, le guerrier s'éloigna de l'agitation et retrouva instantanément une aura placide.

Une parcelle de territoire ressembla vaguement aux terres nues du Clan du Vent. Sans attendre, Griffe d'Épine s'y engouffra les oreilles pointées en avant. Sous une fine couche de neige qui épousa ses pattes colossales, le matou aperçu un champ de maïs dont les plantations avaient disparu. Intrigué, le gamin s'élança en quête d'une nouvelle aventure, retrouvé les épis. Quand son père avait colonisé ses propres terres, un espace était identique à celui-ci. À l'expédition que les longues tiges de maïs ne tombèrent pas durant la saison des neiges, mais gardèrent leur forme initiale. Et si depuis le début, ce champ n'était pas factice ? Si c'était le sien qui avait été laissé à l'abandon ?

Un millard de question fourmillèrent dans son esprit parano pendant qu'il s'avança à travers les rangées fanées, la truffe en l'air. Bientôt, dans ce labyrinthe de feuilles et de tiges robustes, le guerrier distingua les effluves d'une de ses camarades de Clan. Cependant, son nom lui échappa. Si elle ne portait pas l'odeur de ses ancêtres sur sa fourrure grise perle, il aurait pu croire en un mirage.

- Hé !

L'appela t-il haletant avant de la rejoindre en quelques sauts. Débitant des paroles à la vitesse de la lumière, le guerrier exposa une grimace de réflexion pendant qu'il questionna :

- Qu'est-ce-que tu fais là ? Attend, attend, c'est quoi ton nom d'jà ? Ah oui attend. Il y a... cigogne dedans. Je crois. Ouais c'est ça. Aile de la Cigogne non ? Ou Envol de la Cigogne ? Non allez, va y, dis !

Penchant sa tête sur le côté, le gamin dilata sa pupille pour mieux l'identifier. Sa silhouette chétive donnait l'impression qu'en un coup de griffe, le fil d'une frêle toile d'araignée qu'elle interprétait pouvait se rompre. Cela n’empêcha pas au matou de lui offrir une accolade virile en guise de salutation. Peu importe ses interlocuteurs, ils les plaçaient tous sur un même piédestal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vol des Cigognes

avatar

Arpente la Forêt

Date d’inscription : 16/10/2015
Messages : 232
Féminin
Puf : Lizzie
Âge : 14
Multi-comptes : Liberté du Pégase (o) Petit Étang (t) Vol des Cigognes (v)

MessageSujet: Re: Toutes ses choses, je les connais déjà || ft. Vol des Cigognes.    Dim 5 Mar 2017 - 7:35


Toutes ses choses,

je les connais déjà ♫


feat Griffe d'Epine



Cigogne martelait la neige de ses pattes frêles, la truffe en l’air et les oreilles aux aguets. La chasse était devenue pour elle un véritable passe-temps, et elle devait avouer qu’être en dehors du clan lui procurait une intense sensation de bien-être. Mais aujourd’hui le froid semblait glacer tout son corps et pénétrer ses os, de telle sorte que ses pattes peinaient à la maintenir debout.
La guerrière tigrée esquiva un arbuste ayant perdu toute trace de vie et dont les branches frêles étaient couvertes d’une fine pellicule de givre. Elle poussa un soupir de frustration, son souffle se perdant en une volute blanche. La chasse ne donnait rien, et elle se sentait plus inutile que jamais. Pourquoi n’arrivait-elle pas à ramener une misérable proie pour le clan ?
Tu as bien trop peur de faire quoi que ce soit de toute façon… Les paroles des autres apprentis, leurs moqueries acerbes lui revenaient sans cesse. C’était en hiver que son passé l’assaillait, l’enfermait dans un terrible étau, occupait toutes ses pensées. Elle secoua la tête pour chasser ses idées noires, même si elle savait qu’elles ne tarderaient pas à la tirailler de nouveau.
Le soleil déclinait, l’air se rafraîchissait. Cigogne savait qu’elle devrait bientôt retourner au camp. Mais alors que son moral était au plus bas, et qu’elle pensait ne pas ramener une seule proie, elle aperçut un lièvre petit et maigre qui se baladait à découvert, insouciant de la présence de la féline qui le fixait de ses yeux bleus glacier. Elle se mit instantanément en position, les oreilles relevées. La guerrière avança doucement, ses coussinets épousant la poudreuse.
Mais le parfum de la proie fut bientôt étouffé par une forte odeur d’un de ses camarades. Cigogne se recroquevilla aussitôt, surveillant toujours le lièvre du coin de l’œil. Pitié, faites qu’il ne me remarque pas… pensa-t-elle, aussi bien pour le gibier que pour le félin qui se rapprochait d’elle. Elle se forçait à respirer le plus doucement possible. Le lièvre se trouvait à seulement quelques longueurs de queue d’elle lorsqu’un félin la héla, avant de surgir dans son champ de vision. La proie s’éloigna aussitôt, affolée. Cigogne quant à elle, se tassa un peu plus, son pouls s’accéléra tandis qu’elle rabattait ses oreilles en arrière.


- Qu'est-ce-que tu fais là ? Attend, attend, c'est quoi ton nom d'jà ? Ah oui attend. Il y a... cigogne dedans. Je crois. Ouais c'est ça. Aile de la Cigogne non ? Ou Envol de la Cigogne ? Non allez, va y, dis !

La guerrière sursauta lorsque le félin qu’elle reconnut comme Griffe d’Epine, un matou du clan, lui donna une accolade. Elle crut qu’elle allait tomber à la renverse. Elle sentait le sang battre à ses tempes, sa bouche s’asséchait tandis qu’elle déglutit avec difficulté.
La tigrée faisait tout son possible pour éviter de croiser le regard du matou brun, pour empêcher la honte de l’assaillir. Mais elle murmura dans un souffle, d’une voix à peine audible :

-Vol des Cigognes…



BY NIGHT
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Griffe d'Épine

avatar

Animatrice
Animatrice

Date d’inscription : 08/11/2016
Messages : 147
Féminin
Puf : Duky/Pipine/Pine d'Huître
Âge : 21
Multi-comptes : • Croc Noir (Horde) • Vision de l'Empereur (Rivière) • Griffe d'Acier (Ombre) • Oiseau Chanteur (Rivière)

MessageSujet: Re: Toutes ses choses, je les connais déjà || ft. Vol des Cigognes.    Dim 23 Avr 2017 - 19:45


La neige glissa doucettement contre le sol gelé dans un mouvement insonore. Au loin, Griffe d'Épine aperçu un flocon se poser en silence sur un talus. Son balancier s'agita d'impatience, il avait tellement envie, dans une impulsion hystérique de bondir sur le tas pour le détruire. Soudain, le vent lui apporta le parfum de sa camarade de clan, qu'il avait déjà oublié. Tapit contre le sol, comme si elle s'inclinait, Griffe d'Épine senti son cœur bondir dans sa poitrine. Colossal et grand, il était flatté de recevoir une marque de supériorité de part la position de la femelle à la robe immaculé. En revanche, en totale contradiction avec ses pensées profondes, un malaise s'instaura dans son océan intérieur qui se troubla lorsqu'il ressassa ses souvenirs du passé. Il revoyait la ferme de son père, des bottes de foins carrés parsemé ça-et-là sur le sol sordide du bâtiment, possédant à leurs sommets, un matou dont les muscles titanesques semblaient ne pas se satisfaire dans cet espace restreint. À ses pattes, un groupe d'esclave, distinguable à leur pelage démunit de poils laissant entrevoir leurs os saillants suppliaient leur Maître inlassablement dans le but d'obtenir quelques restes à se mettre sous la dent. À cette époque, les effluves de peur flottaient perpétuellement dans l'air, si bien, que le jeune Prince avait fini par oublier leur présence et, actuellement, il les huma de nouveau. Son interlocutrice étant leur auteur.  

Elle murmura une réponse qu'il entendit à peine. S'il n'avait pas capté la première bride qui composait son nom, il n'aurait pas pu l'associer avec la seconde qu'il connaissait. D'un mouvement directif et un peu sec, Griffe d'Épine lui ordonna de se redresser, ainsi, joignant geste aux paroles, le guerrier à la fourrure basané ajouta :

- Abstient tes civilités, on est entre camarade !


S'approchant de l'intéressée par de petits bonds folâtre, le matou du Clan du Vent la contourna puis miaula :

- Eh comment ça se fait qu'on ne s'est jamais parler ?

Même si sa tribu était composé d'un bon nombre de guerrier, chaque chat se connaissait au moins de nom et, comme dans toute communauté, ils leur étaient impossibles de tous s'entendre. Toutefois, ils avaient tous au moins chacun croisé leur chemin, en prenant en compte le facteur des patrouilles ou des équipes de chasse et d'entraînement martial. Si Griffe d'Épine ne souvenait pas avoir passé du temps en la compagnie avec Vol des Cigognes, même au service du Clan, il se doutait que la raison était liée au manque de présence de la femelle. Les félins timides dans son genre, était rapidement évincé des esprits. Le matou culpabilisait d'avoir remué le couteau dans la plaie. Après tout, s'il ne faisait pas son possible pour se faire valoir auprès de ses camarades, il aurait été aussi transparent que son interlocutrice, n'ayant rien à envier à l'onde cristalline de la rivière.

Son mental d'acier et son comportement gamin l'aidait à survivre au travers cette spirale sociale destructrice. Bouffé ou être bouffé, Griffe d'Épine était le prédateur.


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Toutes ses choses, je les connais déjà || ft. Vol des Cigognes.    

Revenir en haut Aller en bas
 

Toutes ses choses, je les connais déjà || ft. Vol des Cigognes.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites ? LILY JOLIE
» Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ? Arthur Paton
» et la nuit, il se passe des choses que le jour ne comprend pas.
» Bonjour dans toutes les langues
» [RP] Toutes voiles dehors ! Souquez les artimuses !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Guerre Des Clans :: Territoires libres :: Terres Libres :: Champ de Maïs-