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 Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran

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MessageSujet: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Lun 16 Mai 2016 - 13:10


Demande de Moby
Étoile Candide


° PUF : Moby
° Âge : 20 ans
° EÉF n° : 2
° As-tu déjà un rang EÉF ? Si oui, lequel ? : Guerrier
° As-tu d'autres comptes ? : nope
° Depuis combien de temps es-tu sur le forum ? : 04 avril 2009 :hawn:
° Autre : Go go go http://r19.imgfast.n


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MessageSujet: Re: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Mar 17 Mai 2016 - 20:09

Hop, Hop !

Je vais m'occuper de ton thème Moby ! Be ready ♫
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MessageSujet: Re: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Mar 17 Mai 2016 - 22:34

Voici, voilà ton test EEF Moby ♫

Sous le bruit des bottes ♫

Consignes

♪ Contexte : Dans ce test tu incarneras un adolescent entre 14 et 17 ans, du sexe de ton choix ! Ce personnage vit à une époque similaire à celle de 39-45, c'est à dire que les pays sont sous une politique " de guerre ", il règne donc dans ce cadre une atmosphère oppressante et terrifiante !  Je te laisse définir à ton imagination la condition sociale, les relations ainsi que l'entourage du personnage principal ! Dernier point, ton héros n'est pas quelqu'un de dépressif ou de suicidaire ! Il cherchera à se battre à sa manière, que ce soit contre lui même ou contre le monde.

2 ♪ Narration : ► Ici la narration se fera soit à la première personne du singulier ou à la troisième personne du singulier.

3 ♪ Temporalité : ► Une époque similaire à 39-45 doit seulement être prise dans le sens " terreur / massacre / guerre " du terme ! Ici c'est le contexte qui nous intéresse, la temporalité importe peu . Que ce soit au Moyen-Age, à l'ère moderne, sur une autre planète, dans le futur etc... Tant que cela reste dans le contexte cité précédemment, aucune raison de s'inquiéter .

4 ♪ Ajouts et plus : ► Ajoute ce qu'il te plait, tant que cela reste bien sûr, cohérent.


Conseils :

1 ◄ Scénario :
 Ici pas de mystère, c'est la façon dont tu vas poser le décor, décrire l'ambiance générale, la tension pesante ainsi que la rudesse de l'époque qui vont te permettre de former un scénario cohérent ! Je te conseille au passage de lire peut-être quelques témoignages d'anciens combattants, de t’intéresser à des livres comme " A l'ouest rien de nouveau " " Le journal d'Anne Frank " " Le pianiste " etc.. ou bien des films comme " Le tombeau des lucioles " " La chute " " Inglorious Basterds " et autres, si tu as le temps et l'envie bien sûr !

2 ◄ Sentiments et cohérence :  Dans ce scénario tu incarnes un adolescent, point très important car il place psychologiquement ton personnage dans le monde ! A-t'il vécu depuis sa naissance dans ce monde ? Est-ce quelque chose de nouveau à ses yeux ? Comment garde-t-il espoir et de quelle manière survie t'il à la cruauté de cet univers ? Voilà quelques questions qui peuvent t’épauler dans ton travail mais n'oublies pas encore une fois la cohérence ! Le dialogue et la façon dont un presque-adulte est confronté à ce genre de période diffère complètement de la vision d'un soldat vétéran de 40 ans for exemple ! Ton personnage étant entre deux âges il est donc plus à même de tendre vers le coté adulte ou bien de regretter une enfance qu'il n'aurait pas eu par exemple ! Bref, j'espère lire un texte vivant ! Fort en émotion et en sentiment  Hearty

3 ◄ Mise en page :
La mise en page n'est pas indispensable mais tu t'en doute, elle influe sur ta note . Essais donc si tu en as le courage de me fournir une ou plusieurs musiques sur le thème adéquat, un petit codage sympathique ou des images intéressantes peuvent faire la différence.

4 ◄ Liberté et contrainte : La seule contrainte ici est le contexte et ton imagination ! Fais toi plaisir, laisse libre cours à ta créativité et surtout fais de ton mieux ! Que ce soit sous la forme d'une lettre, d'un journal, d'une nouvelle, d'une biographie etc... ne te brides pas ! J'encourage l'innovation et la prise de risque ! Bien que si tu restes sur du classico je m'en contenterais et m'en satisferais grassement Twan

Délais :

Tu as donc jusqu'au 8 Juin pour écrire ton test ! Soit 3 semaines ! Gros bisous à toi et bon courage Cup

Si tu as des réclamations ou que le thème ne t'inspire pas, n'hésite pas à me MP ♫
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MessageSujet: Re: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Mer 18 Mai 2016 - 19:45

Super thème, merci ahah Je m'y mets sans plus tarder

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MessageSujet: Re: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Sam 21 Mai 2016 - 13:42




Quotidien




Musique d'ambiance :
Cliquez ici.



Plop.

La pluie tombe dans une mélancolie monotone et paradoxalement chantante. Le son des gouttes sur les pavés est une mélodie : chaque goutte se ressemble, mais en tendant l’oreille, on jurait entendre des notes différentes, comme si chaque goutte enfermait en elle un son. Un Do, un La, un Mi bémol ?

Plop.

Et il y a le ciel, qui déverse sur la ville et ses routes ses eaux venues d’ailleurs. Empli de nuages chargés de mélodies, il impose de sa grisâtre présence, pourtant reposante, son chargement, offrant aux hommes l’eau, la musique et une reposante attitude.

Plop.

Et il y a cette gouttière le long du toit de l’appartement. Elle est un peu brisée, il y a un trou, pas bien grand, un minuscule orifice par lequel des gouttes s’en échappent. Des gouttes pas comme les autres, des gouttes tombées du ciel, puis rameuté dans un torrent d’eau, puis qui redeviennent des gouttes, grâce à ce petit trou, dans la gouttière du 4ème étape de l’immeuble délabré. Des gouttes artificielles, en somme, qui ont une mélodie bien différente des autres.

Plop.

Cédric lève la tête, observe le drap gris qui se pose sur la ville, sur les toitures, sur son regard. Les coudes posés sur le rebord en pierre blanche de l’appartement, il lève un bras, l’étire devant lui. Une goutte d’eau frappe le dos de sa main. Il ramène son bras lui, observe la minuscule quantité d’eau miraculée sur sa peau : D’où viens-tu ? lui chuchote-t-il. Il tend l’oreille, mais le brouhaha de la pluie perturbe le silence. Ou plutôt l’installe.

Il baisse l’avant bras, tapote la poche de son jean usé et vieilli par le temps. Il en sort un paquet de cigarette. Quelle connerie, dit-il à voix haute. Il l’ouvre en poussant le couvercle cartonné du bout de son pouce sale, il compte combien il y en a. Sept. Il en prend une, la fait rouler entre ses doigts, tente de voir à l’intérieur du fin filtre blanc, quasi transparent. Il la porte à son visage, inspire une bouffée d’air, laisse l’odeur de la cigarette embaumer ses narines. Puis il les sort toutes, une par une, les observe, une par une encore, avec minutie. Il se demande qui a bien pu les rouler, puis se dit que cette personne est certainement morte à l’heure qu’il est.

Cédric relève la tête, offrant son visage à la lumière du jour, regarde la pluie tomber fébrilement sur les pavés de la route.


Son grand frère lui avait autrefois raconté comment était la vie avant maintenant . Avant ce désordre quotidien, ce chantier déstructuré, cette pagaille humaine, ce capharnaüm entropique, cette cacophonie démantelée. Il y avait des hommes, considérés comme grands et puissant, capables de soulever le poids d’un peuple par la force de leur intelligence, leur stratégie, leur politique. Ils étaient dirigeants de « nations », de « pays », régulaient les échanges humains, définissaient les lois et règles de vie, punissaient les malfaiteurs, protégeaient les plus démunis et œuvraient pour le bien de tous. C’est ainsi que le tableau avait été dressé dans l’esprit de tous, c’est ainsi qu’on enseignait le monde aux enfants, aux adolescents, aux jeunes adultes.

Mais un jour, ce monde s’arrêta de tourner. Il fallait bien qu’ça foire un jour, il disait. On était trop nombreux sur Terre, paraît-il, et ces hommes puissants ne l’étaient sans doute pas tant que ça. Le peuple en eu assez. Quelques grands personnages invisibles avaient orchestré financièrement ce bouleversement. Tout a pété, comme on dit. Les gens désillusionnés l’étaient alors encore plus, les gens confiants avaient tout perdus, seuls les plus débrouillards avaient su tirer leur épingle du jeu.

Le récit de son frère n’attristait pas Cédric. Ca ne le mettait pas encore colère, ni le dérangeait, l’intéressait. Il se contentait de vivre avec cela sur l’âme, comme un bagage qu’on transporte sans savoir quoi en faire, mais qu’on ne veut pas abandonner sur le bord de la route. Un bagage immense et discret, qui sommeille dans le cœur, qui ne prend pas de place, où du moins qui fait parti du décor, d’où l’illusion qu’il ne prend pas trop de place.

Le jeune homme range furtivement le paquet de cigarette dans sa poche droite ; tend la main dehors, par delà l’encadrement de la fenêtre. Trois, cinq, dix, quatorze gouttes viennent se poser sur sa main, qu’il fait pivoter. L’eau froide chatouille la paume de l’adolescent. Il soupire, non pas d’ennui, et retire sa main, fait quelques pas en arrière, détache enfin son regard de l’extérieur.

Son champ de vision se pose sur le matelas qui traine à même le sol, aux côtés d’une boule de linge sale. Il devrait profiter de la pluie pour laver ses habits, pour s’y sentir mieux la prochainement fois qu’il les mettra, qu’il fera glisser le tissu rugueux contre sa peau terne. Mais à quoi bon se sentir mieux quand plus rien ne sera meilleur dans l’avenir qui se profile à l’horizon.

Cédric rit nerveusement. C’est ainsi qu’il pleure : en riant. Pleurer n’est pas envisageable ici bas, et cela ne l’a sûrement jamais été, d’ailleurs. Son rire fut court, mais suffisamment long pur laisser entrevoir à la timide lumière du jour son sourire gris et troué. Cédric passe la main dans ses cheveux, gratte un peu, puis peste en serrant les dents. Il retire sa main de ses boucles noires, ses doigts sont pourpres, encore une satanée croûte, dit-il.

L’adolescent se baisse, ses articulations craquent bruyamment. Il ramasse ses affaires ; couteau, fil de fer, corde, briquet, bijoux qu’il a pillé la nuit dernière. Il sort rapidement les cigarettes de sa poche et les cache sous une serviette nauséabonde. Il se relève sans un regard en arrière, et sort précipitamment, dévale l’escalier, sent une odeur de poudre, crache par terre, pousse la porte de l’immeuble qui tombe en ruine.

Dehors, la brise étouffante le prend à la gorge, une odeur âcre. Sans s’accorder le temps d’hésiter, il marche d’un pas assuré vers le centre de la ville, les mains enfoncées dans ses poches, le dos droit. Il croise une vieille mendiante qui le reluque de haut en bas, il presse le pas, gêné.


Il arrive au centre ville, dans la fourmilière grouillante d’objets et d’hommes qui avancent et parlent dans une ambiance morbide, insalubre, pestilentielle, profondément mauvaise. Cédric est grand, sa démarche assurée et son dos droit, mais ses traits fins le trahissent dans la foule. Il s’approche d’un amas de débris, objets de valeurs diverses, il voit des bouteilles rouges, jaune, vertes, des briquets, des ampoules, des bouteilles d’eau pleines. Il s’approche du propriétaire, le regarde furtivement en prenant garde de ne pas croiser son regard : l’homme est sale, à une barbe noire de plusieurs semaines, sent la pollution, la putréfaction d’une rivière, le poisson. Mort, évidemment, car jamais Cédric n’avait vu un poisson vivant. C’était toujours des cadavres flottants près de la berge, ou échoués sur le sable crasseux. Depuis l’enfance, Cédric avait renoncé à s’approcher des rivières.

L’homme le remarque enfin. Il prend un couteau qui trainait dans la boue, par terre, entreprend de se curer les dents avec sa pointe. Cédric, la tête basse, attend qu’il prenne la parole, car il ne veut pas briser cet instant étrange, un instant qui ne lui appartient pas, un instant dont il n’est pas le chef d’orchestre, même pas un acteur, moins que ça. L’homme immonde ouvre la bouche et d’un souffle rauque crie pour couvrir le brouhaha environnent. Qu’est-c’tu veux ? il lui dit. L’échine de Cédric sursaute, tremble dans un mouvement quasi imperceptible. Il fixe du regard une babiole face à lui, un ressort énorme, il aimerait le toucher, mais n’ose pas. Gardant la tête basse, il se penche en avant et dit à son tour : Quoi pour une bouteille d’eau ? Il s’éclaircit ensuite la voix, c’est stupide, il aurait dû le faire avant.

Le marchant rit à gorge déployée, c’est dégueulasse, pense Cédric, on sent l’odeur du poisson comme si c’était collé sur son visage, comme si l’odeur se collait à ses joues. L’adolescent ne cille pas : C’est normal., c’est la vie. L’adulte marque une pause, puis crache Je dis pas non à de la bibine ou de quoi m’en acheter . Cédric sait que c’est le moment où il faut dévoiler le jeu, mais ses mains sont moites, il les a laissé trop longtemps dans ses poches chaudes. Il sort les bijoux de sa poche, les pose devant lui, face à l’homme puant. J’ai ça, murmure-t-il, il sait que le marchant ne l’entend pas, mais cela n’a pas d’importance cruciale à ce moment précis. Il sent le regard de son interlocuteur, il sent le poids perplexe du jugement, l’utopie de l’instant où l’homme pèse le pour et le contre, regarde les grains de la peau de Cédric, détermine si sa gueule lui revient ou non. T’en as pas d’autres ? il demande, Cédric secoue la tête, c’est en effet tout ce qu’il avait trouvé la nuit dernière en fouillant le cinquième étape d’un immeuble à deux doigts de s’effondrer. Un silence parmi le brouhaha s’installe, une atmosphère spongieuse, fiévreuse s’installe. Finalement le barbu cède, il dit Marché conclu mon pote, Cédric n’ose pas sourire. L’échange a lieu, l’homme derrière sa planche de bois ramasse l’intégralité des bijoux blancs, et attrape négligemment une bouteille d’eau, la tend à Cédric. Ce dernier agrippe sa main dessus, il en rêve, de cette eau, il la chérit dans ses rêves les plus fous. Mais le marchand ne relâche pas la pression de ses doigts, alors Cédric lève les yeux, croise enfin le regard de l’homme. Un instant qui paru durer une éternité débute alors, le jaune sale des prunelles du barbu crasseux analysent de fond en comble le regard de l’adolescent. Bonne chance, gamin, il marmonne, puis il lâche la bouteille. Cédric part précipitamment, manque de bousculer une vieille dame, vérifie que ses poches sont toujours pleines de ses biens, puis court se mettre à l’abri.


Il revient au point de départ, Cédric s’assied sur la serviette sale. Puis il se relève, fait face au mur, cherche dans la panique les cigarettes, les trouve. Ouf, il ne les a pas écrasés. Il tend son dos, mains en arrière, puis attrape la bouteille d’eau, ouvre fébrilement le bouchon, porte ses lèvres à l’opercule, et goûte au bonheur des premiers flots d’eau qui coulent dans sa gorge sèche. A la seconde gorgée, il s’arrête, il faut la préserver, la garder.

Puis il entend un cliquetis derrière lui.

Tourne toi et fais pas l’abruti, j’éclate ta cervelle sinon. Cédric se tourne, trop vite, et il sent un métal froid se coller contre sa nuque. Doucement ! hurle la voix. J’t’éclate la tête j’te dis. Dans ces mots on y entend le plaisir mesquin de les prononcer. L’adolescent fait face alors à son interlocuteur, le fixe. Il est jeune, peut-être autant que lui. Il n’a pas de barbe, ses bras sont garnis de légers poils fins, mais il est grand, et large d’épaules. Cédric se mord l’intérieur de la lèvre, ne dit pas un mot, que ça soit à voix haute ou dans sa tête. Ses pensées semblent avoir pris congé de lui-même.

Derrière le garçon armé se faufile un bruit de froissement, Ce sont des pilleurs, comme moi, pense Cédric, tient donc, la pensée lui est revenue. Deux énergumènes se dévoilent à son champ de vision, le regardent au en haut en bas, le plus petit rigole Qu’est-ce-qu’on a encore déniché, putain, murmure-t-il. Cédric ne sait pas ce qu’il veut dire par là.
Son agresseur le regarde dans les yeux, c’est étrange, ce besoin de regarder la peur à sa source. Car Cédric a peur, et il est conscient qu’il n’arrive pas à le cacher, et cela l’effraie encore plus. Le petit rigole encore, tapote l’épaule de son acolyte, chuchote un truc que Cédric ne saisit pas. L’agresseur colle toujours son revolver contre le cou de l’adolescent, il sent son pouls cogner contre l’objet noir, il a peur que ça déclenche une explosion.
Dans son regard, Cédric ne perçoit rien d’autre que de la haine. De la haine pour ce qui les entoure, pour cette vie, pour ce quotidien, pour ce revolver qu’il tient, pour cet immeuble délabré, pour ces deux compères derrière lui.

Puis l’agresseur lève le bras vivement, et l’abat sur la tempe de Cédric, qui sombre dans l’abîme d’un inconnu noir et pas moins accueillant que son quotidien.



Il se réveille la nuit. Il est frigorifié, n’a plus d’habit sur lui, excepté autour de ses hanches. Cédric grelotte, il peste Putain je suis rien qu’un con. Ils lui ont tout pris, sauf son matelas nu, froid et plein de boue. Les cigarettes ont disparu, évidemment, elles valent une fortune. Cédric serre les jambes, se lève, frotte ses poils aux cuisses. La pluie a cessé, il n’y a plus ce silence de fond qui le maintenait en vie aujourd’hui. Sa bouteille d’eau a évidemment disparu, l’eau est d’une si grande valeur. L’eau de pluie est toxique, Cédric le sait, son frère en est mort, car il disait Quand j’étais petit, on buvait encore l’eau de pluie, on la stockait dans de grands réservoirs. J’ai appris le cycle de l’eau à l’école, il n’y a aucun danger. Trois jours plus tard, il a succombé après des nuits fiévreuses et emplies de spasmes et de cris. Cédric l’avait déplacé, avait posé son corps près d’un mur, n’avait pas prit ses habits, avait fermé ses paupières crispées dans la mort et était parti de son côté, seul cette fois ci.

Cédric se lève ; il ne faut pas rester assis, c’est comme ça que les corps se refroidissent, en restant immobiles. Il marche, déambule sur le parquet froid en bois, ses pieds sales évitent les échardes et les débris de verres. Il se dirige vers un ancien conduit d’aération, il tente de forcer de ses doigts maigres, mais la plaque métallique ne cède pas. Il met un léger coup de pied, puis un plus sec, avant que l’ouverture s’offre à lui dans un bruit transpirant, suintant. Il se penche, ses articulations craquent, il en sort un pull puant l’essence, Cédric l’enfile sans plus tarder. Un objet dur et froid glisse sur son corps, tombe lourdement sur le sol. Merde, putain, marmonne-t-il dans le silence oppressant de la nuit urbaine. Il précipite un geste de la main vers l’objet, son toucher rencontre la douceur d’un papier.

Cédric se relève, porte l’objet qu’il a reconnu contre son torse, va s’assoir sur le matelas plus loin. Le contact froid et humide lui arrache une grimace, il cherche la couverture miteuse qu’il tenait sous son matelas. Ouf, les malfaiteurs n’ont pas prit la peine de la chercher ici, celle là. Il enroule le tissu rugueux autour de ses jambes et ses pieds. Il empoigne de nouveau le petit livre, cherche l’angle parfait pour s’éclairer de la lueur de la lune. Puis il l’ouvre, à la première page, solennellement.

DICTIONNAIRE
LE PLUS PETIT LAROUSSE
EDITION 2012

Gabriel le gardait toujours avec lui. Selon lui, il s’agissait un appel du passé. Une fenêtre vers le monde meilleur qu’il avait connu brièvement, car 2012 correspond à l’année de sa naissance. Cédric n’avait jamais profondément compris ce que signifiait cet amas de feuilles aux imprimés noirs pour son frère, mais c’était là tout ce qu’il lui restait. Il ne sait pas pourquoi il le garde maintenant, alors qu’il est maintenant seul sur les routes, comme s’il sentait que son frère restait avec lui dans ses moments de solitude. Un raisonnement qui paraissait instinctif, mais restait incompréhensible pour l’adolescent.

La couverture du livre est rouge bordeaux, une jolie couleur comme on en voit rarement, même pas dans les couchers de soleil de l’automne. Cédric, ouvre le livre à une page au hasard, il connaît le principe du dictionnaire sans comprendre à quoi cela pouvait-il bien servir. Il lit parfois un mot et les phrases qui le suivent, à la dérobée, avant qu’un sommeil méfiant et craintif l’emporte. Il ferme les yeux, laisse glisser le papier doux sur son pouce, plusieurs fois, répète la manœuvre, apprécie le petit vent qu’exerce le mouvement des feuilles vers ses poignets découverts. Puis il bloque une page de son index, ouvre les yeux, tente de se souvenir quel est cette lettre. Ah oui, un e. Il promène son regard sur les tâches noires jusqu'à trouver un mot qui lui plaît physiquement et esthétiquement parlant. Le voilà, il tient sa cible en vue, il colle son index poussiéreux en dessous des 6 petits caractères qui le composent. Cédric bouge sur son matelas, se gratte le flanc, le crâne, saisit le petit livre à deux main, se concentre. E-S.. E-S-P-O-I-R. Pas certain de la prononciation du mot, il répète à voix haute, détache son regard du livre, fixe la nuit noire. Eussepoaur. Euspoir. Espouar. Espoir. Son regard retombe sur la petite page, fébrile, il lit la définition de son nouveau mot. Il lui semble important, sans même connaître son sens, Cédric reconnait dans son cœur un attachement profond à ce terme, sans qu’il puisse l’expliquer. Il peine à déchiffrer la définition, finit par le faire, relit, tente de comprendre, finit par comprendre. Fait d'espérer, d'attendre avec confiance la réalisation de quelque chose. Cédric pose son dos à plat contre le matelas, ce dernier grince un peu, puis le silence s’installe totalement, seule sa respiration fait avancer le temps. Il répète en boucle la définition qu’il vient de lire dans le dictionnaire, qu’il tient désormais fort contre son torse. Il essaye d’en dessiner l’esquisse d’un sens concret, d’un sens qu’il pourrait palper, toucher, embrasser. Il tente de l’apprivoiser, de le dompter, d’en extraire sa nature, son caractère, sa saveur. Espoir. Dans l’obscurité, le mot danse autour de Cédric, épouse les formes meurtries de son corps, de son âme. Le mot est une berceuse qui ralenti le pouls du jeune garçon, gomme les traits sévères et apeuré de son visage.

Bientôt, Cédric trouve le sommeil, lui ouvre ses bras, sans craindre le quotidien.


© PLOIM pour Libre Graph'



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MessageSujet: Re: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Mer 25 Mai 2016 - 18:08

Notation de l'EEF de Etoile Candide, Gin 26/05/2016


Mise en page


Here we go pour la première partie de la correction de ton EEF Moby !
Dans un premier lieu j'ai apprécie l'effort de mise en page, autant dans le style de l'écriture ; les sauts de paragraphe mit en relief par les " Plop " continus, que l'allure sobre du manuscrit en lui-même apparaissant à mes yeux comme la feuille d'un journal écrit à la machine mécanographique.
La musique reste sympathique, même si ce n'est clairement pas mon genre elle colle " bien " à l'atmosphère du texte en lui même. L'ensemble est très aérée, lisible et bien construit en somme.

Sinon, pour faire mon chieur, j'aurais peut-être attendu de ta part quelque chose en plus, qui me rappelle bien que le thème du texte en général est le combat / la survie / l'apocalypse ( comme l'univers de ton oeuvre ) . Sinon c'est vraiment agréable encore une fois.  


Pour résumer : Une mise en page proprette, érigée en valeur par un style visuel doux et espacé, le tout se fond à merveille sur le design actuel du forum, cependant peut-être un manque visible de quelques illustrations/fioritures en rapport avec le texte en lui même. : 1.75/2


Respect du thème :

Mon avis est plus ou moins partagé sur le respect du thème en lui même, d'un côté je suis comblé au niveau de l'atmosphère " apocalyptique " " survivance " " réaliste " " cruel " " froide " ( Je vais pas te sortir tout le dictionnaire :p )
Cependant outre mesure la fraîcheur et la qualité de ton texte, tu me sers ici une sorte de plat " froid et déjà entamé " c'est à dire que dans le cadre de ton histoire, la guerre semble déjà en elle-même fini, tout à était détruit ou presque et l'on se retrouve plus dans une atmosphère survival/post-apocalyptique qu'une période réellement " de guerre " .

Ici, ton personnage ne se cache pas de soldats, d'un potentielle bombardement, d'une menace ennemie, d'une rafle ou autre ... Il se cache des pilleurs / assassins / voleurs / mendiants et autres personnages qui correspondent parfaitement au cadre du post-apocalyptique, où le personnage doit survivre en utilisant son intelligence et sa force, pour amasser des ressources et échapper à ces gens, ce qui s'éloigne progressivement de l'enjeu principale du texte qui était la " survie " certes, mais en milieu de guerre, et donc de conflit  .
Thème a écrit:
Ce personnage vit à une époque similaire à celle de 39-45, c'est à dire que les pays sont sous une politique " de guerre ", il règne donc dans ce cadre une atmosphère oppressante et terrifiante !

Ce que je voulais en te donnant ce thème, c'est qu'il y ai la peur du combat, des effusions de sang, de la mort, de la violence, de la trahison etc ... tout ceci sous le couvert de la GUERRE ! Ici, tu nous sers le tout déjà éclipsé, les gouvernements sont détruits, la guerre semble finie, tout à " péter " pour ne citer que le frère de ton héros.
 
Seulement, je m'attendais à ce que tu me décrives PENDANT que ça pète, pas après, car sinon tu passes d'un peur guerrière/violente à une peur survivaliste maladive. Par exemple prend le début d'un film connu, le monde de Narnia, c'est CETTE atmosphère la que je voulais, la peur sombre et incertaine d'une mort qui rôde, comme dans ton texte, mais de façon guerrière ! Ils craignent les bombardements sur Londre et sont obligés de prendre le train et de partir loin dans les campagnes anglaises pour leurs propres sécurités !  

Bon je ne vais pas vraiment épiloguer la dessus, je pense que tu as compris ce que je voulais t'expliquer .

Pour résumer : Ton texte est génial, cependant le thème abordé dérive à l'opposé de ce que je souhaitais voir ici.  1.5/3

Vocabulaire et qualité de l'expression :


Troisième point à aborder ici. Ton registre linguistique ainsi que la qualité de ton expression sont grandement appréciable, j'ai pris du plaisir à lire ton texte et tu as une excellente qualité littéraire.
Les mots s'enchaînent succintemment, on ne bute pas sur chaque description et le registre employé ici est totalement cohérent avec l'univers de ton manuscrit . J'ai vraiment adoré certains passages comme pour n'en citer qu'un seul
Moby a écrit:
Il se contentait de vivre avec cela sur l’âme, comme un bagage qu’on transporte sans savoir quoi en faire, mais qu’on ne veut pas abandonner sur le bord de la route.
C'est beau, c'est simple, rapide et efficace, plein de sens et de vécu, j'aime .

Tu t'adonnes facilement à l'écriture, jouant tout au long de ton texte en appuyant les descriptions sales et ignominieuses sur ce qui doit l'être, terribles et pathétiques sur d'autres, tout ça dans une cohérence et un déroulement appréciable. J'ai pris du plaisir à lire ton histoire, comme je prend du plaisir à la noter actuellement. Peut-être si j'ai un point à soulever afin que tu t'améliores encore, garde tout au long de ton texte cette " simplicité complexe " comme j'aime à le dire, il y à quelques endroits dans ton texte qui m'ont un peu dérouté, genre ici par exemple :

Here a écrit:
Avant ce désordre quotidien, ce chantier déstructuré, cette pagaille humaine, ce capharnaüm entropique, cette cacophonie démantelée

On à compris que c'était le bazar, il n'est peut-être pas nécessaire de s'attarder autant la dessus, tu vois le genre ? Conserve ton vocabulaire et utilise le à bon escient comme tu l'as fait durant le reste de ton oeuvre.

Pour résumer : Une énorme quantité de points positifs qui ne laisse pas qu'à très peu de critique, peut-être garde cette " simplicité " comme exprimé ci-dessus afin que le texte reste " naturel " et " consistant " tout le long. 4.5/5

Orthographe, grammaire et ponctuation :

Pour ce qui est de cette partie, je pense que le constat sera vite fait pour nous deux, tu ne fais aucune, voir presque pas de fautes ! Rien n'est agrammaticale au possible et je n'ai buté sur aucun mot .

Cependant, c'est au niveau de la ponctuation que je vais devoir te taper sur les doigts ! Tu mets des virgules et des points PARTOUT, je suis d'accord que pour une description on ne peut passer à coter, cependant durant l’entièreté de ton texte j'ai repris plusieurs fois mon souffle mentalement tellement il y avait de coupure http://r18.imgfast.n Fait des phrases plus longues ! Il n'est pas nécessaire de couper tes écrits tous les 5 mots avec une virgule ou un point pour marquer la pose ! J'avais l'impression de lire le texte tranche par tranche lors de ma deuxième relecture .

Pour résumer : Orthographe nickel, grammaire impeccable, ponctuations en surnombre, tu dois faire des phrases plus longues et plus compactes pour donner à ton lecteur une impression de vitesse . Si tu prends la lecture comme un marathon il faut que tu places les quelques points de repos bien espacés entre eux, afin que la personne ai l'impression d'avancer puis de se reposer d'un coup, pas qu'elle se stop toute les une seconde pendant sa course ou qu'à l'inverse elle ne s'arrête jamais de courir .   2.5/3

Cohérence du texte :

Il y à quelques points plus ou moins important sur lesquels j'aimerais te donner mon avis. Tout d'abord le texte est ridiculement cohérent pendant tout son long, je n'ai vu rien d'anormal ou de suffisamment gros pour que je t'écrive un paragraphe de 50 lignes expliquant pourquoi oui et non cela ne se passe pas comme cela dans la réalité.

Ton texte est cohérent dans son univers certes, cependant c'est sur ton héros que je bloque. J'ai l'impression qu'il se bat plus pour " survivre " et continuer sa vie telle qu'elle est plutôt que de se battre pour avoir une vie " meilleur " . Ce que j'essaie de t'expliquer là, c'est qu'à l'instar d'un héros classique, ici tu nous crée une sorte d'antihéros, il ne semble pas là pour changer le monde, où pour même essayer d'échapper à sa condition ou d'avancer dans la vie, non . Il essaie de survivre à chaque jour qui passe, espérant qu'un jour les choses changeront et qu'elle iront mieux pour lui .

Quelqu'un qui se  " bat " pour moi Moby, c'est une personne qui va, bien sûr comme tu l'as décrit si justement, va essayer de survivre avec ses propres moyens, mais va aussi être animé par un but, un objectif une sainte lumière en gros ! Ici ton héros ne semble avoir que pour objectif de vivre.

Alors, c'est clair que dans la vie réelle, dans ce type de situation, on pense en premier lieu à survivre plus qu'à essayer de retrouver une gloire passé ou de suivre un rêve qu'on s'est fixé. Cependant ces traits la sont les attraits des personnages secondaires, des gens normaux quoi ! Un héros qui se bat lui, peu importe qu'il soit frêle, malade, chétif, voleur, cupide, orphelin etc ... Il suivra un BUT qui lui permet chaque jour de garder la tête haute, d'avancer et il fera TOUT pour l'atteindre, quitte à se mettre lui même en danger .

Quand je recherchais un héros combattant contre sa condition, je voulais qu'il combatte pour " sortir " de cette condition, par pour rester dedans et survivre difficilement et espérer un avenir meilleur . Un héros n'espère pas un avenir meilleur, il se bat pour l'obtenir de lui-même ou à l'aide d'allier potentiels .

Ce qui ma émerveillé et déçu surtout, c'est la fin de ton texte ! Tu aurais pu faire tellement de chose avec, comme par exemple faire flamboyer les sentiments de ton personnage, l'infuser d'un engouement qui le pousserait à se rendre compte qu'au lieu d'essayer de survivre dans ce monde, il ferait mieux de se battre et de sortir de sa condition . La façon dont tu as décrite la scène est admirablement bien détaillé, j'ai aimé que tu gardes à l'esprit que ton personnage ne sait pas lire, car même moi j'aurais peut-être omis ceci mais c'est une réalité il n'à pas pu connaître l'éducation vu qu'il est né dans un milieu post apocalyptique, et le fait qu'il déchiffre un à un les lettres pour former un mot et qu'il lui donne du sens à sa façon, c'est beau . C'est si beau que tu aurais pu en faire TOUT le moteur de ton histoire . Quand il observe les pages de ce dictionnaire, il peut voir des illustrations / mots qui le poussent à sortir de sa condition et à vouloir re-crée un avenir meilleur . La tu as placé le dictionnaire plus comme une sorte d'objet qui rendrait simplement heureux ton personnage quand il n'a pas le sourire .

Il le garde avec lui car il appartenait à son grand frère et dépeint le monde avant sa destruction, il possède donc un lien fort avec la personne qu'est ton protagoniste, comme le réceptacle des souvenirs d'un glorieux passé.
Ici cet objet aurait du être utilisé comme catalyseur des rêves de ton héros, pas comme un remonte morale .


Pour résumer : Un texte cohérent à souhait, qui nous met parfaitement dans l'ambiance, les émotions et paysages ainsi que la façon dont tout ceci est orchestré est savamment bien expliqué et en corrélation parfaite avec l'essence du texte, cependant un héros un peu trop fragile qui fait ici figure d'antihéros subissant la vie et se battant mollement contre elle et survivant avec difficulté plutôt qu'une personne remplit par un espoir, un but, une cause se battant avec férocité contre celle-ci ( à sa manière bien sûr ) Afin de sortir de sa condition et d'évoluer. 4/5

La syntaxe

Une syntaxe excellente, aucun commentaire .

Pour résumer : Génial ! ahah2/2


Attribution du rang et conclusion :

Alors, alors, pour ta petite notation ma très chère Moby d'amour, sache qu'il à était vraiment dur pour moi de t'infliger cette note acide sur le respect du thème, j'ai conscience que tu n'as peut-être pas bien compris ce que je voulais dire par " atmosphère de guerre " et suivant ton instinct et ton imagination ainsi que l'inspiration qui à du t'animer, tu as du écrire tout ceci d'un trait ! En tout bonheur et plaisir qu'il se doit .

On sent que ton texte est recherché et il regorge de descriptions et de scènes si logiques qu'elles me feraient presque avoir une érection http://r18.imgfast.n Les sentiments de ton personnage sont profonds et conséquents et j'aurais presque versé une petite larme à la fin si cela avait était plus triste . Je pressens qu'il y à une inspiration littéraire ou cinématographie derrière ton oeuvre, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus mais j'ai l'impression que tu t'es inspiré d'une ou de plusieurs œuvres pour écrire ton texte .

Finalement je vois en toi une excellente écrivaine, qui prend le temps de relire son texte, d'être cohérente et qui met du cœur à la tache afin de pondre un manuscrit des plus délectable et intéressant à lire ! Si seulement tu avais correctement respecté le thème que je t'ai donné, tu aurais sûrement eu un rang supérieur à celui-ci, cependant tu mérites largement d'être légende et j'espère te revoir une prochaine fois pour rafler ce titre !

Avec tout le plaisir que j'ai eu à lire ton texte, encore merci d'avoir passé un EEF Moby, et surtout portes-toi bien et garde la forme ! Cup


Total des bonbons : 16.25/20 Tu es donc Vétéran ! Félicitations ! Si tu as des questions, remarques, réclamations n'hésite pas à me demander ! Tu pourras repasser ton EEF dans un mois si l'envie t'en reprend et pour me montrer de quel bois tu te chauffe Perv .
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MessageSujet: Re: Depuis le temps... :ahah: || Gin | 8 juin / Vétéran    Jeu 26 Mai 2016 - 16:31

Trop d'honneur je suis Vétéraaaan http://r19.imgfast.n

- Vis à vis du contexte, je comprends mon erreur et je m'en veux d'autant plus que j'aurais pu arranger ce souci en deux/trois lignes %D Je voulais inclure dans mon texte une scène d'alarme à bombardements sur la ville, pour justement marquer que l'horreur vient de partout, mais j'ai ... zappé. Sady Je comprends mon erreur, je relirais plus attentivement les consignes :v:

- Alors alors pour le héros, justement je m'explique. ahah J'ai un style de récit qui se traduit .. l'anti-récit si on peut dire. Je laisse libre court à l'imagination du lecteur d'imaginer une suite évidente, mais je conçois que j'ai un peu foiré ici et que la suite n'est évidente Sady La dernière phrase , voire les derniers mots "sans craindre le quotidien." annonce que ce quotidien n'allait plus être le même, et que Cédric allait désormais se battre autrement que cette vie hasardeuse d'animal apeurée qu'il mène.
Mais j'avoue que j'aurais dû développer et que c'était pas du tout évident. :v:


Merci beaucoup pour ta notation Gin, et à la prochaine pour un autre EÉF Perv


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