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 Vous n’avez aucun contrôle sur les choses mais vous avez le moyen de contrôler la façon de réagir à ce qu’il vous arrive. Tout n’est que perception [Illusion Ephémère]

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MessageSujet: Vous n’avez aucun contrôle sur les choses mais vous avez le moyen de contrôler la façon de réagir à ce qu’il vous arrive. Tout n’est que perception [Illusion Ephémère]   Mer 18 Déc 2013 - 16:43


Everybody wants to know  what the end will be  .

Elle n'avait pas réfléchie au moment de l'acte. Aussi affreux que cela puisse paraitre, la pensée de tuer un être vivant, qui plus est un de ses congénères, n'avait pas une seule fois effleurée son esprit. Tout ce dont elle se souvenait alors, c'était de sa loyauté envers son Clan, et de ses devoirs. Ses griffes acérées avaient effleurées une première fois l'oreille droite du vieux chat, qui s'était alors tourné vers la droite ; profitant de cette ruse infaillible, elle réapparut de son coté gauche, et enfonça ses crocs pointus dans sa nuque, profondément. Il s'était débattu comme un bon bougre, et il l'avait blessé à maintes reprises. Ce pourquoi elle avait du s'éloigner de lui, et user à nouveau de ses griffes pour le faire souffrir, et amenuiser ses forces. C'était une technique lâche que la sienne, mais c'était celle des Ombres, ces espions des Clans, qui se faufilaient fréquemment dans les rangs des autres Tribus, dans le but d'assassiner un félin qui représenterait une gêne potentielle. Ce matou roux au pelage ébouriffé qui gisait désormais sous ses yeux était un Solitaire sans attaches, et qui avait pris pour vilaine habitude de chasser sur leurs territoires. Spectre d'Aurore avait été formelle : le chasser de là, ou le tuer. C'était une décision sans appel, et elle le savait pertinemment en se rendant là ou on l'avait vu pour la dernière fois. Elle y allait dans le but de le convaincre de s'éloigner, car elle avait beau devoir sa vie a l'Apothéose, elle n'avait sentie aucune dangerosité en ce vieux chat, qui s’enracinait juste trop vite. En le suivant pendant quelques heures, son regard vif et perçant avait rapidement remarqué sa démarche pataude et lente, et son esprit en avait aussitôt déduit qu'il était malade, surement des articulations. Elle se rappelait maintenant du regard chaleureux qu'il lui avait accordé en la voyant s'approcher de lui, du sourire qui naissait déjà sur ses lèvres. Il s'était perdu, ce sourire, en une grimace de douleur sanglante. Il n'était ni méfiant ni empathique : il lui expliqua minutieusement qu'il était parti jadis de son Clan pour retrouver ses enfants disparus, dans l'espoir de les ramener à la maison avec lui. La tristesse était palpable dans le ton de sa voix, comme il déclarait qu'il avait bien peur de ne pas pouvoir tenir sa parole. Elle avait compati à sa cause, ne serait-ce que pour quelques secondes. C'était honorable, surtout venant d'un vieillard tel que lui. Puis, elle s'était rappelée des ordres de sa chef, et lui avait ordonnée de partir, d'une voix douce et ferme à la fois. Il n'avait pas tout de suite compris, ce qui avait fait faiblir sa conviction, mais elle s'était vaillamment répétée, en lui expliquant pourquoi il ne pouvait pas. Et à sa grande surprise, il avait refusé, tout simplement. Ses yeux s'étaient écarquillés sous le coup de la surprise, et son souffle s'était coupé un instant. Il ne pouvait refuser aussi impunément un ordre provenant du leader des Apothéoses ! Et pourtant, il avait bel et bien refusé, en expliquant qu'il était malheureusement trop fatigué pour avancer, mais aussi trop fatigué pour pouvoir rentrer chez lui. Ses rides étaient, bizarrement, devenues plus importantes, plus profondes que jamais, et elle avait constatée en silence la sagesse et l'expérience qui se dégageait de lui. Elle avait songé qu'elle ne pouvait pas faire face à un tel félin, qui avait vécu bien plus de catastrophes et de changements qu'elle. Mais son cœur brûlait pour son Clan, et il brûle encore, tandis qu'elle mord une touffe de poils roux, pour commencer à tirer la carcasse du chat hors de leurs territoires. Elle n'avait pas éprouver de regrets sur le moment, et elle n'en éprouvait toujours pas, car elle savait qu'elle avait sauvée les vies des membres de sa tribu. Mais désormais qu'elle se concentrait sur le corps déjà froid du vieux chat, elle sentait qu'elle n'avait pas raisonnée de la meilleure des façons qui soit. Être loyale à son Clan était une chose, concevoir des sentiments vis-à-vis de ce Clan en était une autre. Finalement, ses canines lâchèrent le cadavre du matou, qui tomba lourdement au sol. Elle n'aurait plus honte de sentir les remords envahir son âme, maintenant qu'elle avait sciemment pris du recul sur ses choix et décisions. Toujours sans un mot, elle se détourna du rouquin au sol, pour commencer à trotter en direction des territoires de son Clan, la tête aussi vide que son regard. Elle avait tuée dans le devoir, mais peut-être pas dans la nécessité. Plus elle réfléchissait à cela, et plus ses pattes prenaient de l'élan, pour que son trot évolue finalement en une course contre-la-montre ; elle allait si vite qu'elle donnait l'impression d'être poursuivie par quelque chose. Ses prunelles ambrées visualisèrent vaguement une forme floue à l'horizon, et sans se poser plus de questions, elle s'y rua. Ce ne fut qu'une fois arrivée près du Tombeau Maudit qu'elle ralentit, pour enfin s'arrêter, pantelante, ses membres tremblant à peine de sa course. Le crépuscule commençait à peine sa descente sur leur monde. Elle avait précisée a la chatte crème qu'était Spectre d'Aurore qu'elle ne serait pas de retour, selon ses prévisions, avant le coucher du soleil. Elle avait mis moins de temps qu'elle l'avait imaginée. Peut-être parce que le solitaire n'avait pas résisté grandement à ses attaques. Elle décida d'attendre que le soleil ne disparaisse au loin ici, assisse et raide devant l'immense pierre tombale qui la surplombait.  

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Dernière édition par Requiem Nocturne le Sam 28 Déc 2013 - 12:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vous n’avez aucun contrôle sur les choses mais vous avez le moyen de contrôler la façon de réagir à ce qu’il vous arrive. Tout n’est que perception [Illusion Ephémère]   Mar 24 Déc 2013 - 16:56


Le crépuscule s’enracinait sur les terres et dardait la forêt de ses ultimes reflets. Les feuilles prenaient des teintes cupriques et flavescentes tandis que le ciel revêtait  ses apparats les plus  raffinés, aux bordures ambrées et aux couleurs rutilantes. Tout flamboyait. L’air lui-même semblait déflagrer devant la sublimation de la nature.  Mais seuls des halos mordorés parvenaient à pénétrer parmi les frondaisons des arbres pour illuminer le breuil recelé où se trouvait un félin à l’apparence ingénue et sincère. Il semblait frêle et malingre, courbé sous la désagrégation  du temps ; ses iris céruléennes étaient semblables au firmament lors de la période estivale, semblables aux lagons paradisiaques de contrées encore inexplorées, semblables à tant et tant d'éléments tous aussi ineffables les uns que les autres. Des iris capables de vous plonger dans la plus grande perplexité dès lors que vous songiez à les contempler. Dès lors que vous songiez à vous perdre dans cette vaste étendue nuancée de reflets anthracites et azurés. Vous vous sentiez alors faiblir tandis qu'une duveteuse sensation de quiétude vous enveloppait et vous berçait. Invulnérable, voilà ce que vous deveniez tandis que le danger se rapprochait. Vous ne saviez pas d'où cette aura de perdition émanait mais vous la perceviez. Vous la sentiez mais vous vous sentiez incapable d'esquisser le moindre mouvement, les yeux toujours fixés sur ces globes céruléens qui paraissaient vous engloutir sous leurs flots impétueux. Et vous périssiez, sous la griffe de cet être à l'apparence candide et innocente. Sans vous être douté que les apparences pouvaient se révéler trompeuses. Inexorablement. Il n’était, au fond, qu’une statue de basalte bicolore, froide et austère.  Un visage antipathique qui vous adressait une lippe cauteleuse, qui vous souriait amèrement et vous dévoilait ses crocs dirimants prêts à se planter dans votre chair. Un visage ravagé par la douleur et  la dysphorie  qui ne le quittaient plus désormais ; ses compagnes de chaque jour, de chaque heure et de chaque seconde qui s’écoulent inexorablement.  Son pelage semblait lui aussi marqué par les ravages de l’affliction ; auparavant luisant, il semblait avoir perdu son éclat d’antan pour n’être plus que terne et fade. Même la jeunesse qui semblait l’habiter quelques temps plus tôt paraissait s’être évanouie parmi l’abrasion du temps. Et son cœur lui-même n’avait pas été épargné ; le félin n’était plus qu’une créature infâme aux yeux de tous. Tout un chacun prenait consciencieusement garde à ne pas l’approcher, à ne pas lui parler, à ne pas lui adresser le moindre regard ; il était évincé de la société dans laquelle il vivait. Et il ne pouvait s’empêcher de penser au tournant que son existence aurait prise s’il ne l’avait pas tuée. Elle.  Son nom, il ne l’avait jamais oublié bien que cela remonte à quelques années plus tôt. Combien exactement? Je n’aurais su le dire. Le Temps s’était écoulé avec une lenteur infinie, presque démesurée. Les secondes, les minutes, les heures s’étaient effritées au profit des jours et des mois. Et le Temps, inexorable et sempiternel, avait façonné à son image le félin  au regard semblable au ciel lors des jours estivaux. Jamais il ne pourrait oublier cet être qui lui avait apporté des moments d’euphorie, de béatitude, d’extase mais aussi des moments de souffrance et de torture comme en ce jour où il lui avait ôté la vie de la façon la plus abominable qui soit, contrairement à son bon vouloir. Ce n’avait été qu’un accident dans le fond. Mais un accident qui avait entaché son existence toute entière. Une trace d’encre sur les pages vierges de son histoire. Illusion Éphémère  ne  pouvait définitivement pas  oublier qu’il l’avait tué comme il avait tué sa famille dans un accès de fureur uni à la démence de l’instant présent. Et il savait que même avec toute la bonne volonté du monde, rien ne la ferait revenir. Rien ne les ferait revenir. Il était condamné à errer telle une âme en peine et à traîner ce lourd fardeau sans pouvoir s’en débarrasser. Condamner à vivre avec le sobriquet de parricide marqué au fer rouge sur sa propre personne. Sans même savoir ce que son destin lui réservait.

La hargne s’était emparé de son corps délié et le faisait frémir avec intensité. Il vibrait d’une colère froide et insatiable qui le rongeait depuis des années déjà. Une colère dirigée envers lui. Envers tous ceux qui avaient contribué à sa disgrâce. Rageusement, il planta ses griffes dans le sol et commença à labourer la terre meuble avec véhémence ; rien ne semblait pouvoir l’arrêter, rien ne semblait pouvoir l’apaiser. Il continua ainsi pendant de longues minutes qui semblèrent être une éternité puis s’immobilisa. Immédiatement. Il venait de saisir un bruit ; un frôlement sur le tapis moussu de la forêt. De là où il était, Illusion Ephémère pouvait entendre le craquement des feuilles desséchées et  la cadence de l’individu qui s’éloignait peu à peu. Pour finalement se pâmer au détour d’un sentier. Aussitôt, et sans plus attendre, il s’élança à la suite de l’inconnu qu’il n’avait fait qu’entrevoir. Il tenta de se faire le plus délicat possible et ne faisait qu’effleurer le sol tandis qu’il avançait à un rythme soutenu. Pour finalement arriver devant l’insigne Tombeau Maudit ; jamais il ne se serait douté qu’il en était si près. Là, juste devant, un félin se dressait dans  la pénombre de l’incommensurable édifice. C’était, sans aucun doute, celui qu’il avait entrevu parmi les foliations du résinifère. Et le guerrier, incommodé de ne pas avoir délié sa langue depuis bien longtemps s’autorisa à prononcer ces quelques paroles d’une voix astringente tout en s’avançant vers la nébuleuse silhouette.
    « Alors, on est fatiguée d’avoir tant couru ? »

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MessageSujet: Re: Vous n’avez aucun contrôle sur les choses mais vous avez le moyen de contrôler la façon de réagir à ce qu’il vous arrive. Tout n’est que perception [Illusion Ephémère]   Sam 28 Déc 2013 - 14:09


Everybody wants to know  what the end will be  .

Elle avouait être perdue. Cela faisait un moment que ce sentiment n'avait pas effleuré son esprit, et autant dire qu'elle en était soulagée. Mais lorsqu'il disparaissait, c'était pour revenir par la suite, plus fort et plus insistant. Ses pupilles ambrées fixaient toujours le disque orangé sur la ligne d'horizon, qui provoquait des vagues sur cette dernière. Elle était fidèle a son Clan, elle mourrait pour ses membres. Elle savait aussi qu'ils étaient impitoyables, elle en avait déjà eu la preuve durant toutes ces années à leur coté. Mais elle ne savait toujours pas si c'était une bonne raison de tuer. Troublée, elle reposa ses yeux sur la pierre grise face à elle, qui semblait vouloir la dominer de sa stature, l'écraser. Il lui fallait respirer profondément, fermer ses yeux, calmer les battements affolés de son cœur perturbé, et étouffer ses sentiments et émotions. C'était une chose que les jeunes Ombres apprenaient à faire dés leur plus jeune âge, pour éviter les dysfonctionnements moraux plus tard, lors de leurs entraînements. Cela pouvait paraître inhumain, mais pour eux, c'était juste essentiel, et efficace. Dans un Clan tel que celui de l'Apothéose, ou l'on apprenait à tuer aux enfants, et ou l'on complotait régulièrement contre ses propres congénères, c'était une technique des plus redoutables. Elle effectua ce petit rituel pendant quelques brèves minutes, et le résultat fut immédiat : lorsqu'elle rouvrit les yeux, ils étaient redevenus aussi froids et inexpressifs que d'habitude. Une soudaine bourrasque de vent hérissa son pelage sombre et court, et elle enfonça profondément ses griffes dans la terre molle sous ses coussinets, histoire de ne pas chanceler sous la forte brise. Et soudainement, le vent se tut. Plus aucun bruit n'était perceptible, si ce n'est cette voix masculine et grave qui s'adressait à elle.

« Alors, on est fatiguée d’avoir tant couru ? »

Elle ne feignit pas la surprise, car elle n'avait pas entendue l'inconnu arriver, et elle n'était pas bête au point de se donner une assurance qui n'état pas la sienne. Elle était étonnée, d'ailleurs ; les Ombres de l'Apothéose étaient réputées pour avoir des sens affinés, et pourtant, elle n'avait même pas entendu le bruit de ses pattes sur le sol humide. Avant de se tourner vers lui, elle huma l'odeur qui s'élevait désormais à elle, et qu'elle reconnut comme étant celle d'un Apothéose. Elle s'estimait chanceuse, au moins, elle n'était pas tombée sur un autre intrus à faire déguerpir de leurs Terres. Même si, ils avaient quelques cas spéciaux au sein de leur propre Clan aussi. Elle tourna finalement la tête vers lui, pour découvrir, au tout début, une silhouette plutôt fine, et frêle, qui ne laissait aucun indice sur l'identité du félin. Mais il s'approcha de quelques pas de plus, et elle put enfin le détailler dans sa véritable apparence : un félin au pelage tigré, et au regard aux reflets azurites. Ce qui était bien dommage, c'est que la jeune chatte ne parvenait pas à remettre la patte sur son nom. Elle l'avait déjà vue à quelques assemblées, mais jamais elle n'avait entendue son nom. Elle garda sa voix au fond de sa gorge, bien qu'elle meure littéralement d'envie de s'échapper de sa bouche, et se contenta de le fixer silencieusement pendant un long moment, durant lequel les minutes s'éternisèrent presque à devenir des heures. Et enfin, ses lèvres s'ouvrèrent sur ses petits crocs blancs éternellement cachés.

« Un peu, oui. »

A quoi bon lui mentir, et encore une fois, se faire paraître plus forte qu'elle ne l'était? Ce n'était décidément pas son genre. Elle se redressa un peu, et étira ses pattes engourdies par son immobilité, son regard vif toujours rivé sur le mâle. Même si c'était un camarade, la méfiance était toujours de mise. Méfiance est mère de Sûreté, comme dirait les Anciens.  

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