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[POÉSIE] Poèmes oniriques (bis)
Feuille
Invité
Jeu 8 Mar 2012 - 22:37
Je reviens avec des poèmes oniriques... Mais ceux-ci sont beaucoup plus fantastiques.
Nouvel élément, peu abordé en poésie de nos jours : l'égalité de pieds (selon les règles que j'ai trouvé dans mes lectures et sur le net) --- règle première de la poésie ---, parfois au détriment de la rime --- qui est absolument secondaire dans un poème.
Mais assez bavardé ; voici donc ces poèmes, venus du rêve et glaçant l'âme...


I

Nécromancie


La pleine lune illuminait le noir marais,
Pareille à un gigantesque soleil d’acier,
Révélant des tombes à demi oubliées,
Et de sombres chemins bordés de vieux cyprès.
Les nues flottant entre les fûts de la tourbière,
Bien que percées par la Lune, la dérobaient
À la vue craintive des hommes éphémères ;
Et ce valait mieux ; car dans ce bourbier dansaient,
Profanant des stèles vieilles de mille années,
Des monstres interdits, reflets désincarnés
D’âges depuis de nombreux siècles révolus,
Qu’aucun homme vivant ne peut avoir connus.
C’était la nuit des vampires et des esprits,
Des choses oubliées rappelées à la vie !
Les flèches d'Yrilion vers les cieux se dressaient,
Et dans les temples ressuscités résonnaient,
Après de sombres millénaires silencieux,
Des litanies sacrées pour remercier les Dieux,
Qui avaient redonné, pour une brève nuit,
Aux gens morts de la cité, le don de la Vie.

Mais, alors que cette fête battait son plein,
Le ciel oriental fut ensanglanté soudain.
L’aurore poignit, odieuse et incandescente,
Éteignant mon rêve, tel vent sur flamme ardente.

II
Énigma

Ô Énigma… Ô Boule de feu impie…
Ô  sinistre fanal dans le noir éther…
Quand cesseras-tu de me tourmenter, toi
L’œil rouge du firmament, fixant le Monde ?
Où que j'aille en mes rêves, des murs d’Ysul
À la grande Mer du Sud aux flots étales,
Tu rougeoies, mystérieuse, cime du ciel.

Ô Énigma… Ô Boule de feu impie…
Ô sinistre fanal dans le noir éther…
Jadis, avant que les déserts ne s’étendent
À la place des forêts méridionales,
Grande et belle étais-tu, car tu étais femme ;
Mais, dans ton fol orgueil, telle une déesse
Tu te voulus ; et tu étudias la Science
Des Dieux, qu’on appelle aussi Sorcellerie.
Avec célérité ta magie s’accrût,
Si bien que, par une limpide nuit d’août,
Qui vit son aurore il y a mainte année,
Tu devins une étoile, flamboyant des
Mêmes flammes sacrilèges que l’Enfer,
Aussi énigmatique que la minuit.
Depuis lors, tu nous toises du haut des cieux,
Un indicible sourire sur tes lèvres,
Te consumant en une orgie extatique.

Ô Énigma… Ô Boule de feu impie…
Ô  sinistre fanal dans le noir éther
Quand cesseras-tu de me tourmenter, toi
L’œil rouge du firmament, fixant le Monde ?

III
Désillusion


La lune était pleine et soufflait le vent de l’Ouest
Lorsque je débarquai dans le port de Tramont
Qui se dresse depuis des temps immémoriaux
Sur la rive orientale de la Mer des Rêves.

A cette heure, dans la cité du Crépuscule —
Ainsi est surnommée Tramont —,  l'on célébrait
La Fête de Rakos, Dieu de vin et de joie ;
Car l’été commençait, et voulait la coutume
Qu’alors on festoie, et dansât, et chantât.

Quand j’ouïs sons de violes et de clairons mêlés,
Je décidai de me joindre aux joies de ce soir ;
Je pénétrai dans une grande place, où
Un banquet démesuré se tenait, avec
Tout le baroque des pays que j’ai rêvés.
Sur un fort long banc m’assis-je, et une assiette
Fut remplie de nourriture et me fut donnée.
Je mangeai alors, contant à mes voisins les
Aventures que j’eus dans les contrées du Songe.
J’entonnai aussi maintes chansons, et dansai
Nombre sarabandes au cours de ce festin.

Mais j’étais peu à peu lassé par cette pompe ;
Je quittai la table, silencieux, pour me perdre
Dans le labyrinthe des étroites ruelles,
Tapies entre les murs comme de noirs serpents.
Là-bas régnaient le silence et l’obscurité
Car nul feu autre que la lune ne brillait,
Et seuls les lépreux et les mendiants s’y trouvaient.

Longtemps marchai-je dans ces rues enténébrées,
Dont les pavés recelaient d’étranges secrets.
La Minuit passa, et la blanche Aube approchait
Lorsque mes pas devant la Mer me ramenèrent.
Belle était-elle en cette heure où la nuit mourait,
Lorsque les étoiles pâlissent, lorsque la
Lune à l'Ouest sombre dans un océan d’argent.

La journée nouvelle était sur le point de poindre,
Mais au loin les bruits de la fête résonnaient
Encor ; aussi décidai-je de regagner
Le lieu que j’avais quitté, pour faire mes adieux,
Avant de partir vers le monde de l’éveil.


Or donc le Soleil se leva, et ses rayons
Frappèrent les toits de la cité, emplissant
Les sombres venelles et les ruelles noires
D'une lueur dorée, tandis que j'y marchais.

Lors, la vérité sur Tramont me fut connue,
Tranchante et blessante comme un couteau sans manche ;
Les murs de la cité étaient en vérité
À moitié éboulés ; ses tours se dressaient vers
Les cieux comme les longs doigts maigres d’un squelette,
Et un vieux lierre étranglait leurs antiques pierres.
Alarmé, je me mis à courir vers la place,
Lorsque, soudain, un vent chargé de corruption,
Venu de l’endroit où nous avions banqueté,
Se leva et commença à souffler, malin...

Alors je m’enfuis de Tramont, implorant mon
Réveil et la fin de ce cauchemar ; car il
M’apparaissait maintenant que Tramont était,
Depuis maints siècles déjà, une cité morte.
Merci de m'avoir supporté !
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Invité
Invité
Jeu 8 Mar 2012 - 22:41
    Bon Dieu Feuille, mais tu as un talent indéniable ! *O*
    Tes poèmes sont tous plus superbes les uns que les autres. Tu as un VÉRITABLE don. Je t'assure. ♥
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Invité
Invité
Jeu 8 Mar 2012 - 22:47
Merci ! :D
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