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 | Sujet: Valse des Noctambules ◘ Clan du Vent. Ven 6 Jan - 16:44 | |
| Nom & surnom : Petite Valse > Nuage Noctambule > Valse des Noctambules ( alias Valse ) Âge : Cinquante lunes environ Sexe : Masculin Clan & rang : Clan du Vent, guerrier Origines : Parents du Vent ( du pur-sang /o\ )  Irritable - Charmeur - N'a pas beaucoup d'états d'âme - N'a aucune compassion pour ses semblables - Très déloyal à son Clan - Égocentrique - Méprisant. Bon consolant - Confident averti - Très agréable avec les enfants - Attentif à sa famille - Observateur.
Valse des Noctambules, est, si je puis dire, un véritable charmeur. Il n'hésite pas à enchaîner les conquêtes sans avoir un seul remords pour les demoiselles qu'il délaisse. Ses yeux lorgnent sans relâche sur les dames qu'il souhaite éprendre. Il peut être le plus beau de tous les compagnons, le plus parfait, le plus attentionné du monde pendant quelques temps, puis vous délaisse pour une créature soi-disant plus attirante et plus agréable à vivre que vous. D'abord vous vivez l'idylle, le beau côté de cette relation, puis vient le revers de la médaille, où Valse crache sur votre pseudo-amour comme si il vous avait détesté toute sa vie. Il se lasse, puis vous laisse une atroce sensation au creux de vous-même, celle de s'être laissé abuser par un si ignoble personnage - il ne prétend pas ne pas être ignoble, d'ailleurs cette insulte ne l'affecte même plus. Ses yeux charmeurs vous regardent comme une piètre créature, mais se transforment aussitôt en doux quartiers de miel lorsqu'il fait face à sa Belle. Il peut être à vos trousses pendant des semaines, des lunes même, et ne jamais renoncer jusqu'à ce que vous lui ayez ouvert votre cœur. Ensuite seulement, il vous abandonne avec un sourire narquois et supérieur.
Il a également le don de charmer plusieurs dames à la fois en se faisant rarement prendre ( le cas contraire, il tente de calmer les esprits et de ranger les âmes des jalouses par sa seule arme : la séduction ). Son défaut ultime éclipse toutes ses qualités, malgré qu'elles soient présentes. Il est infiniment doux avec les enfants, il sait consoler et supporter la marmaille du Clan sans broncher, s'intéressant franchement aux œuvres enfantines des chatons. Oh bien sûr, si il n'était pas si beau parleur, il serait un excellent père, mais il ne le souhaite pas, souffrant de la féline qui l'a si violemment rejeté qu'il en a fait une généralité. Toutes les dames sont viles et malsaines, sous leurs airs de bonnes enfants. On ne peut pas leur faire confiance. Elles aussi, à son instar, il est certain qu'elles le rejetteront aussitôt qu'elles serait lassées. Il leur fait ce qu'il ne voudrait pas qu'on lui fasse. Mais c'est pure façade, pour se protéger d'une menace fictive. Il a peur, il a peur d'elles toutes. Ces vautours, prêts à le piller jusqu'au creux de ses os ... En fait, il les hait. Depuis l'instant où l'une d'elles l'a fait souffrir. Il les hait. Profondément. Alors il se venge, à la fois conscient et inconscient de cette haine noire qu'il nourrit. C'est un sentiment de fascination et de rage qui le consume chaque fois qu'il piège une nouvelle victime. Une sorte de jubilation à la fois personnelle et rageuse. Il sait que si il s'éprend d'une d'elles, elle n'hésitera pas à le faire payer pour toutes ces autres pauvres choses qu'il a blessé, qu'elle le détruira jusqu'à ce qu'il en vienne à se suicider. Non, décidément, il ne peut pas leur faire confiance. Il sait juste qu'il peut les faire souffrir. Et il les fait souffrir, parce qu'il s'en sent le pouvoir, parce qu'il s'en sent le droit.
Pour assouvir son continuel besoin de nouvelles conquêtes, il n'hésite pas à mettre le nez dans d'autres Clans, sachant parfaitement que ces pauvres créatures n'oseront jamais se plaindre de son rejet, de peur de se trahir. Ses amourettes brèves ne sont généralement pas remarquées par le Clan de sa dulcinée, et il se dérobe assez vite à ses relations, par peur tout de même de se faire prendre. Lui, il sait parfaitement qu'il est un traître. Il l'assume très bien, mais ne veut pas pour autant quitter son foyer. Au fond de lui, quelque chose le retient dans cet endroit maudit où l'on bride ses fantaisies.
Valse ? Ah, Valse ... Son physique est la chose qui le tient le plus à cœur. Il en est fier. C'est son don, son atout, son arme, la seule chose qui lui soit utile. Étant relativement mauvais chasseur, mais il est meilleur coureur et évidemment, meilleure charmeur. Il a des traits tout en finesse, ses pattes dénoncent sa facilité à la course et son museau est finement dessiné, comme fixé dans le marbre. Son pelage est d'un gris tigré fort simple, avec quelques nuances de brun de-ci de-là. Sa queue fait d'élégantes acrobaties dans les airs, comme voulant s'amuser avec les nuages du ciel. Une manie qu'a Valse est que sa queue dessine souvent un point d'interrogation, et ce lorsqu'il a n'importe quelle expression. Sa queue est quelques fois secouées de soubresauts inexplicables, comme prise d'un instant de folie. Ses gestes sont toujours légers, comme si le félin avait sans cesse peur de bousculer quelque chose ou quelqu'un. Il a une attitude très sûre de lui, mais prudente, comme méfiante. Valse a toujours l'air lointain, comme plongé dans un autre monde que vous n'êtes pas à même de comprendre. Son regard est planté sur vous, mais il est vide, vous indiquant qu'il est à ce moment-même très loin de vous, quelque part où personne ne peut l'écouter, l'entendre ou même le rejoindre. Malgré ses attitudes sûres de lui, on perçoit des instants d'absence, de solitude, comme si il avait été seul toute sa vie et que ce côté de lui reprenait le dessus.
Mais trêve de bavardage. J'aimerais vous parler de la plus belle partie de lui ( et celle dont j'adore parler, par ailleurs ) : ses yeux. La plage de ses iris est d'un vert ondoyant entre le vert des forêts et le bleu-vert d'un océan calme. Les teintes de ses mirettes varient au soleil, présentant plus le bleu-vert qui occupe le bord de ses yeux. En l'absence, ou lorsqu'il y a très peu de lumière, ses pupilles se dilatent et prennent énormément de place. Alors, le vert feuille qui entoure sa pupille prend une place impressionnante. Ses yeux sont presque toujours calmes et sereins, charmeurs et enjoliveurs. Il a un regard fixe, mais pas perçant. Plutôt doux, agréable à avoir sur soi. Son physique n'est pas des plus exceptionnels, en soi, mais ce qui fait la différence c'est son charme, l'attitude qu'il adopte et les expressions qu'il arbore. Mais tout n'est que théâtre. Le monde est un cirque. Tout se joue, tout se confond, tout se ment. Et l'apparence n'est qu'une partie de ce mensonge immense.
ACTE I - Naissance.
Il n'y a aucun remède contre la naissance et la mort, sinon de profiter de la période qui les sépare. ( George Santayana )
Je ne commencerais pas cette histoire par " Il était une fois ", même si ça ferait plus vrai, et que les enfants comprendraient. Je ne la commencerais pas par " C'était une nuit froide et glaciale de la saison des neiges, le vent grondait, l'air était humide et pénétrait les fourrures d'une manière pernicieuse ". Et pourquoi pas ? Parce que rien de tout cela n'est vrai. Rien de tout cela n'est exceptionnel. Beaucoup de chatons naissent dans les pires conditions qu'il soit. Mais Petit Noctambule naquit, aimé par ses parents avant même qu'il ne naisse, ayant deux sœurs et trois frères, par une journée pluvieuse de printemps. C'était une grande portée, ses parents souriaient. Ils étaient tous heureux, la joie peignait le visage des deux adultes, parents pour la première fois, émus comme tous les parents. Il faisait frais, la jeune mère frissonnait. Rien ne semblait pouvoir briser cet instant de frêle bonheur, de joie intense. Rien ne le brisa. C'était parfait. Juste parfait.
ACTE II - Enfance.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé. ( Henry de Montherlant )
Petit Noctambule était un gamin plein de vie, qui courrait de-ci de-là en pirouettant dans tous les sens. Il était attendrissant, mais était également plein de questions, questions qui agaçaient bien vite les adultes. Il était joyeux, toujours à fond dans ce qu'il faisait, sa bouille se chaton se faufilant partout pour grappiller un jeu ou l'autre avec ses aînés. Il n'hésitait pas à se rendre dans la tanière des guerriers pour réveiller son père et lui demander de jouer avec lui. Si il refusait, Petit Noctambule allait quémander des jeux à d'autres guerriers, rarement tendres avec les enfants. Les femelles riaient devant l'innocence du petit qui ne voulait que jouer, et les mâles avaient plutôt tendance à le réprimander vertement, ce qui ne l'empêchait pas de recommencer. Le chaton était incorrigible et terriblement curieux. Curieux de nouvelles choses à apprendre, ouvert aux découvertes, mais également curieux au sens général. Le petit fourrait son nez partout, ce qui n'avait de cesse de lui attirer des problèmes. Un adulte se prit d'affection pour le petit. Il lui raconta beaucoup de choses, lui en apprit également beaucoup, mais mourut assez prématurément, des suites d'un aggravation d'un souffle au cœur. C'était quelques jours avant la nomination d'apprenti de Noctambule, qui l'attendait avec impatience. Il le vit, allongé, les yeux clos, comme s'il dormait. La bouche de Petit Noctambule s'entr'ouvrit.
« Il peut pas être mort. - Désolée Petit Noctambule, mais tu ne peux rien contre cela. Ne t'inquiète pas, il a ... - Il est pas mort j'vous dis. Regardez : il dort ! - Petit Noctambule ... - Ce sera la première fois qu'il râle pas pour que je dorme avec lui le soir ... Il m'a toujours dit que la place d'un chaton c'était à la pouponnière ... C'est un grognon, Plume de Corbeau. »
A travers ce rideau de larme demeurait un sourire. Le guérisseur inclina respectueusement la tête. Petit Noctambule se blottit contre le corps froid de celui qui avait été son deuxième père.
« T'avais dit que tu serais mon mentor ... Que tu serais toujours là pour moi ... Tu sais que t'as pas tenu ta promesse ? Tu dis qu'il faut être droit dans la vie, mais si même toi, tu l'es pas, alors moi, comment je pourrais l'être ? Et eux tous, avec leurs airs faussement désolés, ils valent rien ... Y'a que papa, maman, Petit Cygne, Petit Faucon, Petite Idylle et Petit Cœur qui méritez que je fasse attention à vous. Les autres ils valent rien ... »
La gorge nouée, le petit ne pu aligner une phrase de plus. Le visage caché dans le pelage de Plume de Corbeau, il tarit ses dernières larmes.
Petit Noctambule devint apprenti sous le nom de Nuage Noctambule. Il se révéla être un apprenti agréable et très attentif. Malgré la récente mort de son proche, il s'était promit de tout faire, malgré son jeune âge, pour que Plume de Corbeau soit fier de lui. Après tout, il aurait fait de même si il avait été son mentor. Mais surtout, c'est parce qu'il voulait apprendre vite. Sous ses faux airs joyeux, il se disait que comme tous les autres, ce chat-là ne valait rien. Ils ne valaient rien, eux tous, à jouer leurs sentiments comme un immense théâtre ! Nuage Noctambule les méprisait. Seule sa famille était épargnée par son mépris, et c'est durant cette période qu'il devint terriblement égocentrique. Dédaignant les autres, il se mit lentement à ne plus faire semblant d'être aimable. Il montra franchement aux chats de son Clan que depuis la mort de Plume de Corbeau, ils étaient tous des sous-êtres. Ils étaient tous des grains de sable qui formaient la plage qu'il piétinait avec un sourire supérieur.
Jusqu'à Elle.
ACTE III - Naïveté.
Nuage Noctambule n'était plus très loin de son baptême de guerrier, et il l'attendait avec impatience pour enfin se débarrasser de ce mentor qui avait vu son caractère changer du tout au tout, et leurs relations n'en avaient été que de plus en plus détériorées avec le temps et le mépris grandissant de Noctambule pour ses semblables. Et puis, Elle. Qui est cette Elle ? Elle. Il n'y en a qu'une. Nuage Noctambule semblait plus enclin à sympathiser avec les femelles. Mais il n'y avait qu'une Elle. La seule. L'unique. Depuis son baptême d'apprenti, il l'avait vue, avait ouvert ses yeux nouveaux sur sa beauté diaphane, que d'autres ne savaient pas apprécier. C'est une séductrice ! disaient certains. C'est une salope ! hurlaient d'autres. Mais il ne voyait qu'Elle. Que son cœur soit plus noir que la suie, que ses pensées soient plus malsaines que celles des tueurs, même si c'était probablement vrai, il ne voyait qu'Elle. Il osa le premier pas. Ses yeux charmeurs d'un intense bleu, bleu comme la nuit parée de ses millions d'étoiles, bleu comme celui de la mer dans laquelle il se noyait. Il aimait cette fille. Elle ne le voyait pas, plus, pas encore. Ses tentatives furent multiples pour attirer son attention, et enfin, enfin, elle le vit, du coin de l’œil. Son cœur fit un bond, son visage morne s'ouvrit aux sentiments béats. Il l'aimait. Elle s'approcha, lentement. Nuage Noctambule l'observait, avide de ses gestes, de ses coups d’œil dérobés, avide d'Elle.
« Sa ... Salut ... - Hey. T'es Nuage Noctambule, c'est ça ? - Oui ... Mais toi, c'est comment ? - Mmmh ... Est-ce que je vais te le dire ? - Oui ! »
Nuage Noctambule s'empourpra, emporté par son enthousiasme. Elle sourit. Elle avait un sourire magnifique, comme si des millions de grelots sonnaient en même temps. Elle rit, d'un rire cristallin et léger. Nuage Noctambule aimait cette fille. Passionnément.
« Je suis Nuage des Merveilles. - Ça ... Ça te va bien ... - Ah ! T'es chou ! Merci ! »
Elle lui sourit. Ils discutèrent quelques instants encore, puis la demoiselle se déroba à sa conversation, revenant près d'une apprentie de son âge. Nuage Noctambule avait le cœur au bord des lèvres. Il avait envie de hurler qu'il était heureux. Son visage le criait à sa place. Le soir-même, il trouva un sommeil délicieux, où revint la silhouette gracieuse de sa dulcinée.
ACTE IV - Passion.
« Tu sais Nuage des Merveilles ... Je ... Je t'aime ... - Vraiment ? - Oui ... Vraiment ... - Répète-le. - De quoi ? - Répète-moi que tu m'aimes ! - Je t'aime. - Tu es stupide. - Pourquoi dis-tu cela ? - Parce que moi, je te mène en bateau depuis trois lunes ! Alors tu es vraiment stupide. Mais tu m'énerves. Allez, bye bye joli cœur. »
Le visage décomposé, Nuage Noctambule l'observa. Elle rit, innocemment. Un rire qu'il avait aimé, admiré, écouté avec délice. Elle lui avait dit aussi qu'elle l'aimait. Qu'elle ferait sa vie avec lui. Elle avait été une merveilleuse compagne. Elle s'était juste foutu de sa gueule. Tout ce temps. Et lui, aveuglément, il l'avait suivie, accepté ses critiques parfois acides, écouté en ronronnant ses excuses bidons. Pourquoi ? Il l'aimait, il l'aimait tant ... Et c'était fini. En quelques secondes. Il avait été sa poupée de chiffon, son jeu qu'il jetait parce qu'elle en était lassée. Sans qu'il s'en rende compte, les larmes dégoulinaient sur ses joues. Il avait envie de hurler. De leur hurler, à eux tous, de lui jeter des pierres, de tuer cette peste. Il ne pu pas. Lorsqu'il entr'ouvrit la bouche, des sanglots s'en échappèrent. Elle l'avait anéanti. Il la haïssait comme il n'avait jamais haït personne. A cause d'elle, Nuage Noctambule commença à haïr les femelles. D'abord à les fuir, puis il devint ce qu'elle était. Un charmeur qui jetait ce qui le lassait de trop. Nuage des Merveilles devint Merveille des Îles. Noctambule observa ses nombreux compagnons défiler. Au début, il aurait tout donné pour être à la place de l'un d'eux. Puis il se moqua, de ces esprits fragiles qui allaient bientôt se pourfendre. Il les détestait, et c'est pour cela qu'il les faisait toutes souffrir.
ACTE V - Acte final.
« Tu t'appelleras Valse des Noctambules. »
Le nouveau nommé hocha la tête, respectueux. Du haut du Promontoire, il voyait son actuelle compagne l'observer avec des yeux brillants. Il descendit la rejoindre, fit un bref geste affectueux envers elle. Il passa son chemin, laissant son regard traîner sur les autres femelles. Le soir-même, sa compagne et lui se retrouvèrent, non loin du campement, pour s'isoler du reste du campement.
« Tu as enfin ton nom de guerrier ... - Tu le trouves beau ? - Magnifique ! - Ah. C'est bien, alors. Je t'en aurais voulu si tu avais dit non. »
Son visage sérieux fixait sa compagne. Il ne rigolait pas.
« Tu sais, Noctambule ... - Oui ? - Bah ... Je t'aime. - C'est vrai ? - Bien sûr ! - Ah. Parce que moi pas. - Hein ? - Écarte-toi. - Mais ... Noctambule !? - Allez. Tu savais bien que ça finirait. C'est fini. C'est tout. Fin de l'histoire. T'étais mignonne mais vois-tu, je me lasse vite ... »
Avec un visage indifférent, il revint au sein du campement. Elle cria une dernière fois son nom. Sans se retourner, il se dirigea vers la tanière des guerriers et y dormit. Il n'avait pas le moindre remords. Après tout, il la haïssait, non ?
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