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 [NOUVELLE] -Oaristys-

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Astre de Cobalt

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Félin Célèbre

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MessageSujet: [NOUVELLE] -Oaristys-   Mer 21 Déc 2011 - 20:33


    Bon, c'est une vieille histoire que j'ai utilisée pour un concours =) Peut être que je la continuerai, je ne sais pas ^^ En fait, je verrai en fonction de vos réactions ♥

    ..Oaristys ..
    « Le premier soupir de l'Amour est le dernier de la sagesse. »Antoine Bret  Une lune d'argent étincelait de mille reflets dans le ciel nocturne. Sa douce lumière blanche faisait luire les arbres et la prairie en les entourant d'un halo entre divin et fantastique; Délimitant la rivière en un chenal incandescent parsemé du reflet adamantin des étoiles scintillantes. Une bise légère, presque absente, animait la Terre. Les feuilles dansaient, frêles, éphémères, entourées de quelques papillons de nuits voletant de concert, perdus dans cette lumière astrale. De ce ballet improvisé résultait un chant, susurré d'arbre en arbre, transmis à chaque végétal ou minéral du lieu. L'herbe, également soumise aux caprices du vent, accompagnait la chorale d'une voix brisée lorsque les sabots d'Alfératz la foulaient. L'étalon noir galopait rapidement le long de la rivière depuis déjà plusieurs minutes. De l'écume blanche perlait aux coins de sa bouche et son encolure suintait de sueur. Son corps moite et puissant ne sentait pas la fatigue qui tentait de le retenir: la finalité de son voyage était plus importante que son bien être. L'élue de son cœur l'attendait certainement déjà, abritée de la fraîcheur de la nuit par le feuillage du grand chêne. Penser à elle faisait battre le cœur d'Alfératz plus vite encore, l'afflux de sang provoqué par ces palpitations ne faisait qu'entraîner la machinerie du galop pour porter l'étalon plus prestement vers sa belle. Courbant l'encolure et couchant les oreilles pour diminuer sa résistance au vent, Alfératz se laissait porter par ses jambes emballées. Bientôt le décor, déjà noyé dans l'obscurité abyssale de la nuit, ne devint plus qu'un rideau de verdure, théâtre de tous les mystères, unique témoin de l'empressement de notre Roméo d'un soir.  L'étalon noir, dont les crins de jais empanachés se confondaient avec le ciel abyssal, se rapprochait inexorablement de sa bien-aimée. Chaque seconde le rapprochait d'elle, chaque foulée le portait loin devant. Son cœur battant au rythme de ses pensées qui faisaient défiler des souvenirs d'elle, d'eux deux... Des souvenirs de son regard charmeur balayé par son toupet fourni de ses petits naseaux gris tachetés de rose, de ses grandes jambes fines, de son dos puissant, de sa robe soyeuse et de ses crins interminable toujours voletant autour d'elle, l'entourant d'une cage de cristal et de fils d'argent, contribuant à son aura unique qui attirait inéluctablement Alfératz à elle. L'étalon dissipait ses pensées, il se savait proche d'elle à présent et les désirs inavouables qu'elles éveillaient en lui avaient plus leur place enfouie au plus profond de son esprit qu'à fleur de peau. Ralentissant le pas, Alfératz reprenait haleine. Sa course effrénée l'avait mené à une vitesse que jamais il n'aurait imaginé pouvoir atteindre mais l'avait également fatigué, affaibli. Seul son amour pour sa jument de cœur réussissait encore à le porter. Seule sa passion pouvait encore puiser la force et le courage nécessaire pour l'emmener jusqu'à elle sans défaillir. Pourtant, Alfératz tressaillit, il sentit ses jambes plier brièvement et perdit le contrôle de lui-même. Malgré tout, il continuait, marchant à un pas soutenu, la brise face à lui séchait la sueur qui assombrissait sa robe déjà ténébreuse, l'herbe écrasée par ses sabots pliait, s'écartant sur son passage, lui évitant de fournir des efforts inutiles: Même Mère Nature l'encourageait à aller de l'avant, à ne pas manquer à l'appel de Cupidon, à rejoindre celle qui contrôlait les pulsations de son cœur, celle qui contrôlait sa vie.  Bientôt se dessinait à l'horizon la courbe du garrot parfaite d'une jument. Éclairée par un rayon de lune malicieux, elle resplendissait plus que jamais. Alfératz se mit au trot rapide, enlevé, les quelques mètres qui lui restaient à parcourir avant de l'atteindre semblaient dérisoire face à l'amour qui l'animait. Les derniers buissons se dissipèrent pour laisser place à une silhouette majestueuse. Avec la grâce d'une licorne, la belle leva la tête, sortant ses naseaux de l'eau qu'elle buvait à l'instant.« Kialtis... » susurra l'étalon noir pour lui même.  Un hennissement de bonheur, traduisant tout de même un soupçon d'impatience et d'inquiétude, répondit à ses paroles, pourtant prononcées trop basses pour être entendues. Alfératz se précipita vers elle au grand galop, oubliant ses courbatures, et s'arrêta à quelques millimètres de ses naseaux. Il plongea ses yeux d'ambre sombre dans ses iris smaragdines, cligna des yeux et mit dans son expiration tout l'amour qu'il portait à la jument. Un nuage de brume s'échappa de ses naseaux, embuant ceux de Kialtis. Elle lui répondit, agissant de même, et c'est comme si une caresse invisible venait de rafraîchir les naseaux dilatés par l'effort d'Alfératz. Leurs deux silhouettes réunies au niveau des naseaux, leurs encolures respectives formant deux arches parfaites, dessinant la partie supérieur d'un cœur sur le ciel sombre. Leurs sabots immobiles et se touchant presque, seules leurs respirations entremêlées étaient un signe de vie. L'étalon courba l'encolure dont le poids alourdi par le désir et la passion lui semblait insoutenable. Il se secoua, agitant ses crins déjà emmêlés, puis redressa la tête. Délicatement, il saisit une mèche de la crinière de Kialtis avec ses dents, la repoussa plus en arrière pour dévoiler une tâche gris argent en forme de plume. La coloration naturelle de sa robe à cet endroit précis fascinait Alfératz au plus haut point. Ses yeux étaient animés d'une lueur enjouée, parsemés de flammèches de curiosité, ses iris brun rouge rayonnaient tant il était absorbé par sa contemplation. Néanmoins, la jument blanche, gênée par ce regard insistant, poussa son amant du bout du nez avec un hennissement doux. Relevant précipitamment la tête, Alfératz confus du détourner les yeux un bref instant de Kialtis avant de s'avancer d'un pas et de passer sa tête d'ébène par dessus son garrot marmoréen. Réagissant à l'étreinte qui la mettait en émoi, Kialtis fit de même, posa sa tête hésitante sur le dos puissant et chaud, rassurant d'Alfératz avant de fermer les yeux, s'abandonnant à lui. A l'instar du Yin et du Yang, les deux chevaux se complétaient parfaitement. Deux entités suivant le souffle originel de la nature, de leurs ancêtres mustang, libres et rois de ces terres sauvages. Un papillon de nuit vint se poser entre les deux naseaux de Kialtis, lui faisant lever brusquement la tête. Alfératz, surpris dans sa douce rêverie d'amour, releva brusquement la tête et rit sur en ton enjoué, faisant virevolter sa queue de toute part en voyant la jument de nacre loucher et reculant maladroitement à cause de cet inoffensif papillon. Approchant sa tête de celle de Kialtis, il souffla, malicieux, pour faire s'envoler le lépidoptère. Kialtis se secoua et, emportée par son mouvement, tomba dans la rivière, éclaboussant Alfératz qui y sauta à son tour, la queue empanachée, les antérieurs en avant pour amortir son poids sur le fond sablonneux. Kialtis, trempée, une algue sur le toupet, souffla doucement, observant l'être qu'elle aimait à travers ses yeux émeraudes aux cils épais. Soudain, elle se jeta sur lui, le faisant tomber dans l'eau à son tour. Alfératz se releva détrempé, les crins collés. La fraîcheur nocturne commençait à tomber réellement et les deux chevaux percevaient ce froid à travers leurs robes. Ils se rapprochèrent l'un de l'autre, leurs queues aux crins soyeux trainant dans l'eau. Se serrant l'un à l'autre, leurs deux corps en parfaite symbiose. Flanc contre flanc, encolure contre encolure, les naseaux collés, leurs respirations se mélangeaient l'une à l'autre en une légère brume quasi immédiatement dissipée par la brise. Leurs deux cœurs battaient à tout rompre, de concert, comme s'il avait fallu que l'un batte pour que l'autre fasse de même, leur sang circulant au même moment dans leurs veines, leurs poumons se dilatant en même temps, leurs oreilles guettant les mêmes bruits. Les yeux fermés, chacun savourait la proximité rassérénante de l'autre, chacun se pressant encore plus à l'autre de peur de le perdre. Leur étreinte semblait puissante au point de les faire fusionner, la tête de Kialtis se balançait lentement au rythme du chant du Cimarron. L'étalon noir, immobile, laissait le courant masser ses paturons, son corps réchauffant celui, plus frêle de Kialtis, il aimait la sentir ainsi, comme une part de lui, il aimait cette impression de ne faire plus qu'un avec celle qui hantait ses rêves.« ... Je t'aime. » murmura t-il, d'une voix grave à peine plus forte que le chuchotis mouillé de la rivière dans laquelle ils baignaient.« Je t'aime. » répondit t-elle dans un souffle, un léger trémolo dans la voix, ouvrant ses paupières sur des yeux d'un vert éclatant, embués de larmes salées dont les gouttes cristallines glissaient de ses joues pour s'écraser en des cercles discrets sur la surface pourtant déjà ridée de la rivière.  Alfératz se tourna vers elle, et alors qu'avec sa langue il essuyait tendrement cette larme solitaire de la joue de Kialtis, d'épais cumulus enveloppèrent la lune, dissimulant ses rayons, éclipsant sa lumière, abritant les mustangs amoureux de regard indiscret de l'immensité de l'univers.
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MessageSujet: Re: [NOUVELLE] -Oaristys-   Jeu 22 Déc 2011 - 9:58

    Tu m'as scotchée, Bacounette. Littéralement scotchée. Je savais, bien sûr, que tu écrivais très bien ; et ce texte en est la preuve plus que tout autre. Tant de poésie et d'émotion, j'ai été transportée, transportée dans ton histoire. Je ne pouvais plus détacher mes yeux de l'écran, fascinée par toute la beauté, la légèreté de ce texte. Malgré quelques fautes insignifiantes au milieu de tant de splendeur, cette histoire m'a transportée, charmée, bouleversée au delà de l'imaginable.
    Tu as un immense talent, Baco. Continue d'écrire, ça te réussit vraiment. ♥
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MessageSujet: Re: [NOUVELLE] -Oaristys-   Jeu 22 Déc 2011 - 10:39

Crêp' a raison, cette histoire transporte loin dans un monde connu, ou mile et une merveilles se rassemblent. Le pays de l'imaginaire, de l'émotion, de la poésie, et de l'écriture ! Baco ! Tu as un don et utilise le, c'est tout bonnement magnifique !
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Félin Célèbre

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MessageSujet: Re: [NOUVELLE] -Oaristys-   Jeu 22 Déc 2011 - 13:07

Merciii ♥
En faites pas trop ça me gêne ^^" Je sais pas quoi dire =)
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MessageSujet: Re: [NOUVELLE] -Oaristys-   

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